Organisé par UNÉOPÔLE et JONXIO le 7 novembre dernier, le colloque abordait le délicat mais primordial sujet de l’accompagnement des familles endeuillées.

 

Pleinement engagées aux côtés des membres des forces de sécurité dans un contexte de plus en plus dur, leurs familles doivent faire l’objet, elles aussi, de toute notre attention. C’est par cet important message que Jean-François Furet-Coste, président d’UNÉOPÔLE et d’Unéo, a ouvert le 7 novembre les Rencontres sécurité défense. Le colloque était coorganisé au Conseil Économique Social et Environnemental par la MGP, GMF et Unéo dans le cadre d’UNÉOPÔLE, avec la fédération JONXIO. Éric Morvan, préfet de Paris et directeur général de la police nationale, s’était rendu disponible pour cet événement placé sous le thème «  l’engagement des forces sécurité-défense : quelles conséquences pour les familles face à la mort ? ».

 

Une voix pour les proches 

La parole a tout d’abord été laissée aux familles elles-mêmes, avec la projection de trois témoignages de proches confrontés à la perte d’un être cher. Quentin, dont le père policier a disparu alors qu’il n’avait que 3 ans, y évoquait son parcours personnel. De 10 ans à 21 ans, il a pu bénéficier de l’accompagnement d’Orphéopolis, l’orphelinat mutualiste de la police. Son séjour dans un établissement de l’institution lui a permis de trouver ses repères et de devenir un jeune homme équilibré, prêt à s’engager lui aussi dans la police : il est désormais élève gardien de la paix.

 

 

Protéger les familles

Aider les jeunes orphelins à se reconstruire, c’est en effet la mission d’Orphéopolis, évoquée ensuite avec beaucoup d’humanité par Stéphane Boutelière, son président. Différentes tables rondes ont permis d’évoquer les nombreuses difficultés auxquelles devaient faire face les proches. La sensible question du suicide a été abordée. Des dispositifs d’aide aux familles endeuillées et de bonnes pratiques mises en place, en France ou à l’étranger, ont été présentés. Eric Morvan a salué à cette occasion « l’immense soutien » apporté par les associations et les mutuelles. Un soutien qui s’inscrit pleinement dans l’engagement de la MGP à protéger les plus fragiles, comme l’a rappelé Benoît Briatte, président de la mutuelle. Tout au long de cette émouvante rencontre, les intervenants ont souligné l’importance d’un accompagnement sur le long terme des familles, selon leurs besoins et la temporalité de leur deuil.