L’alcool : démêler le vrai du faux

Présent dans de nombreuses soirées et moments de convivialité, l’alcool fait souvent partie du quotidien et occupe une place importante dans la vie sociale, surtout des jeunes. Pourtant, ses effets sont parfois minimisés, alors qu’ils peuvent avoir un impact réel sur notre santé, notre bien-être et nos comportements. S’informer sur l’alcool, c’est se donner les moyens de faire des choix responsables. Le « Dry January » ou le défi de janvier s’inscrit dans cette démarche : un défi collectif d’un mois sans alcool pour faire une pause, sans jugement, afin de mieux comprendre sa relation à l’alcool et en ressentir les bénéfices.

Présent dans de nombreuses soirées et moments de convivialité, l’alcool fait souvent partie du quotidien et occupe une place importante dans la vie sociale, surtout des jeunes. Pourtant, ses effets sont parfois minimisés, alors qu’ils peuvent avoir un impact réel sur notre santé, notre bien-être et nos comportements. S’informer sur l’alcool, c’est se donner les moyens de faire des choix responsables. Le « Dry January » ou le défi de janvier s’inscrit dans cette démarche : un défi collectif d’un mois sans alcool pour faire une pause, sans jugement, afin de mieux comprendre sa relation à l’alcool et en ressentir les bénéfices.


Démêler le vrai du faux sur l’alcool :

Plusieurs idées reçues existent sur la consommation d’alcool. Nous pensons tout savoir, mais est-ce vraiment le cas ? Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?

 
L’alcool consommé en petite quantité, en soirée ou le weekend, n’est pas dangereux - FAUX

Il n’existe aucune consommation d’alcool sans risque. Plus la quantité consommée est importante, plus l’alcool devient dangereux. Même une habitude plaisir en soirée peut devenir un automatisme difficile à rompre et développer une dépendance psychologique au produit. Le plaisir peut se transformer en besoin de consommation situationnel.

 
Le binge drinking correspond à la consommation d’au moins 5 à 6 verres en moins de 2 heures – VRAI 
 
Le binge drinking ou l’alcoolisation ponctuelle importante (API) est une pratique particulièrement fréquente chez les jeunes, visant à atteindre l’ivresse en un temps très court. Elle présente des risques importants à court et à long terme. Pour prévenir le binge drinking, il est recommandé d’alterner la consommation d’alcool avec des boissons non alcoolisées lors des occasions, permettant ainsi de réduire la quantité d’alcool ingérée.

 
Les femmes tiennent moins l’alcool que les hommes – VRAI et FAUX
 
D’un point de vue physiologique, l’alcoolémie chez la femme augmente plus rapidement que chez les hommes. Les femmes ressentent les effets de l’alcool plus vite que les hommes car leur corps contient moins d’eau, ce qui concentre l’alcool dans le sang. Toutefois, d’autres facteurs jouent également un rôle comme le poids de la personne : à consommation égale, une personne avec une masse corporelle plus importante aura un taux d’alcool dans le sang plus faible.  

 
Un verre de vin rouge par jour a un effet protecteur sur la santé – FAUX 

Même en petite quantité, l’alcool reste nocif et augmente le risque de cancers, de maladies du foie et d’autres problèmes de santé. Les bénéfices cardiovasculaires supposés sont erronés. Des études montrent que le risque de développer un cancer du sein augmente dès un verre d’alcool par jour. Pour votre santé, il est recommandé de ne pas consommer plus de 10 verres par semaine avec des jours sans consommation.  

 
Pour accélérer l’élimination de l’alcool, il suffit d’une douche froide et d’un café serré – FAUX 

Rien n’accélère l’élimination de l’alcool. Il faut environ 1 à 2h pour que le corps élimine complètement l’alcool contenu dans un verre standard.

 
L’alcool fait grossir – VRAI 
 
L’alcool est très calorique : 1g d’alcool contient 7 kcal, contre 4 kcal pour 1g de glucide ou de protéine. De plus, les calories contenues dans l’alcool sont des calories vides qui contribuent à la prise de poids sans bénéfice nutritionnel. Par exemple, un verre de vin rouge ou 1 verre de whisky représente plus de 100 kcal ; un verre de gin tonic contient plus de 150 kcal.

 
L’alcool permet de rester hydraté et de se réchauffer en hiver – FAUX 
 
 
Au contraire, l’alcool est diurétique et déshydrate le corps : 4 verres d’alcool équivalent à 1 litre d’eau perdu. La déshydratation est responsable de la « gueule de bois » et notamment du mal de tête après la consommation d’alcool. De même, la sensation que l’alcool réchauffe le corps n’est qu’une illusion. Cette sensation est due à la dilatation des vaisseaux sous la peau. Un verre d’alcool fait baisser la température corporelle d’un demi-degré.

 
Il est recommandé de ne pas boire d’alcool de la conception à la fin de la grossesse – VRAI 

L’alcool ingéré par une femme enceinte passe presque intégralement dans le sang de l’embryon et du fœtus à travers le placenta. Il peut entraîner des conséquences graves et irréversibles sur le bébé tels qu’une alcoolisation du fœtus et des troubles de son développement (des malformations et des troubles du neurodéveloppement). D’où la recommandation « Zéro alcool pendant la grossesse ». 

 
Seul un professionnel de santé peut évaluer le risque lié à votre consommation d’alcool – FAUX 

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a créé un questionnaire AUDIT (Alcohol Use Disorders Test) qui permet à chaque individu de plus de 18 ans d’auto-évaluer le risque lié à sa consommation d’alcool en répondant à une série de 10 questions rapides et en calculant un score. Vous pouvez compléter le questionnaire AUDIT en quelques clics sur le lien suivant : https://my.respadd.org/conso-a/ 

 
Participer au Dry January est susceptible d’entraîner une réduction durable de la consommation d’alcool – VRAI

Des études montrent qu’une abstinence d’un mois est associée à des bénéfices sur la santé physique, psychologique et les marqueurs biologiques. Les participants peuvent perdre du poids, diminuer leur tension artérielle, leur taux de cholestérol, la résistance à l’insuline et améliorer des marqueurs biologiques de la fonction hépatique. L’arrêt de l’alcool pendant un mois a des effets bénéfiques, au moins à court et moyen terme.


Auteur : Service Prévention et Promotion de la Santé

Sources : 
  • https://www.respadd.org/alcool/ 
  • https://www.respadd.org/wp-content/uploads/2020/06/Questionnaire-AUDIT-A5-2018-BAT.pdf 
  • https://www.ligue-cancer.net/nos-actualites/les-idees-recues-sur-la-consommation-dalcool
  • https://www.ameli.fr/assure/sante/devenir-parent/grossesse/grossesse-en-bonne-sante/tabac-alcool-drogue-et-grossesse
  • https://www.federationaddiction.fr/wp-content/uploads/2023/07/dry-january_document-cadre_partenaires-2024.pdf 
  • https://presse.inserm.fr/canal-detox/dry-january-quatre-idees-recues-sur-la-consommation-dalcool/#:~:text=Une%20revue%20de%20la%20litt%C3%A9rature,de%20la%20qualit%C3%A9%20du%20sommeil.