Cancer colorectal : pourquoi le dépistage précoce peut sauver des milliers de vies

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents en France, c’est aussi l’un des plus évitables. Chaque année, il touche des dizaines de milliers de personnes en France et reste une cause majeure de mortalité. Pourtant, un simple test peut permettre de repérer la maladie à un stade précoce, voire d’éviter son apparition.

colorectal
Epidémiologie du cancer colorectal en France

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent chez les hommes et le 2ème le plus fréquent chez les femmes. Les derniers chiffres obtenus indiquent plus de 47 000 nouveaux cas par an et environ 17 000 décès en France, alors que détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans plus de 90 % des cas.
 
Facteurs de risque 

Certains facteurs de risque ne sont pas modifiables. C’est le cas de l’âge et des antécédents familiaux. En revanche, nous pouvons agir sur d’autres facteurs de risque en prêtant attention à notre hygiène de vie et en évitant :
  • Une consommation excessive de viandes rouges 
  • Une consommation excessive d’aliments transformés
  • Un faible apport en fibres (retrouvés dans les fruits et légumes, les céréales complètes…)
  • La sédentarité
  • Le surpoids
  • Le tabagisme
  • La consommation d’alcool
 
Dépistage et prévention

Un des premiers axes de prévention est d’agir sur les facteurs de risques évoqués précédemment en adoptant une alimentation riche en fruits, légumes et céréales complètes, en pratiquant une activité physique régulière et en limitant la consommation d’alcool et de tabac.

Le deuxième axe de prévention est le dépistage précoce organisé par l’Assurance Maladie. En effet, c’est une maladie qui reste longtemps asymptomatique. Les premiers symptômes apparaissent souvent à un stade avancé de la maladie. Ces symptômes sont : sang dans les selles, troubles du transit prolongés, douleurs abdominales, fatigue inexpliquée…

Le programme national de dépistage organisé s’adresse à toutes les personnes entre 50 et 74 ans, hommes et femmes. Il n’y a aucune autre condition. Si les résultats sont négatifs (pas de signe inquiétant), le test est à renouveler tous les 2 ans. 

Le dépistage consiste à réaliser un test immunologique fécal (FIT). C’est simple et très rapide. Il est à faire chez soi, sans aucune douleur. Il permet de détecter la présence de sang invisible dans les selles. 

Si les résultats reviennent positifs (dans 3,3% des cas), une coloscopie est prescrite pour visualiser l’intérieur du côlon et du rectum. L’objectif est de retirer les polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. En effet, le cancer colorectal se développe à partir de la paroi interne du côlon ou du rectum, le plus souvent à partir de ces petites excroissances (polypes). Ces excroissances sont généralement bénignes, mais certaines peuvent évoluer vers un cancer.

Attention, un test positif ne signifie pas forcément cancer. Cela indique la présence de sang dans les selles. Dans 9 cas sur 10, il n’y a pas de cancer.

Seulement 29,6% des personnes éligibles ont réalisé le dépistage en 2023-2024, sous le seuil jugé acceptable par l’Union européenne qui est de 45%.

Le faible taux de participation peut être expliqué par :
  • La gêne et le tabou autour des examens digestifs
  • La peur des résultats
  • La peur de devoir réaliser une coloscopie si les résultats sont positifs
  • Le manque d’information
  • La sous-estimation du risque personnel

La mortalité diminue avec l’accès au dépistage et aux traitements.

Pourtant, détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans plus de 90 % des cas. À un stade avancé, les traitements deviennent plus lourds (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) et les chances de survie diminuent nettement.
Aussi, il ne faut pas hésiter à effectuer le test simple et rapide.


Auteur : Service Prévention et Promotion de la Santé de la MGP

Sources :  

 

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