10 mythes sur l’autisme qui persistent encore aujourd’hui

L’autisme et plus précisément le Trouble du spectre de l’autisme (TSA) est de plus en plus connu du grand public. Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) représentent  entre 0,9 % et 1,2 % des naissances. La Haute Autorité de Santé (HAS) estime à 700 000 le nombre d’autistes en France : 100 000 jeunes et 600 000 adultes.
Pourtant, de nombreuses idées reçues continuent de circuler...

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L’autisme et plus précisément le Trouble du spectre de l’autisme (TSA) est de plus en plus connu du grand public. Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) représentent  entre 0,9 % et 1,2 % des naissances. La Haute Autorité de Santé (HAS) estime à 700 000 le nombre d’autistes en France : 100 000 jeunes et 600 000 adultes.
Pourtant, de nombreuses idées reçues continuent de circuler, que ce soit dans les médias, sur internet ou encore dans les conversations quotidiennes. Ces mythes peuvent renforcer les stéréotypes et compliquer l’inclusion des personnes atteintes d’autisme.

Nous allons aborder 10 mythes fréquents sur l’autisme, en s’appuyant sur les recherches scientifiques actuelles.
 
Mythe n°1 : les vaccins provoquent l’autisme

C’est l’une des idées fausses les plus répandues. Cela vient d’une étude publiée en 1998 suggérant un lien entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l’autisme. Ce vaccin est à destination des nouveau-nés.
Aujourd’hui, cette étude est discréditée. De nombreuses autres recherches à grande échelle n’ont trouvé aucun lien entre vaccination et autisme.

Les grandes organisations de santé publique continuent de recommander la vaccination, car elle protège contre des maladies graves.
 
Mythe n°2 : l’autisme est causé par une mauvaise éducation

Dans les années 1950, une théorie appelée “mère réfrigérateur” affirmait que l’autisme était causé par des parents émotionnellement froids. Ce qui a été depuis complétement rejeté.

Les recherches actuelles montrent que l’autisme est principalement lié à des facteurs génétiques et neurodéveloppementaux, et en aucun cas au style parental. La prématurité est également un facteur reconnu.
 
Mythe n°3 : les personnes atteintes d’autisme se ressemblent

Par définition, le TSA est un spectre incluant d’autres troubles que l’autisme, tels que le syndrome d’Asperger et les troubles désintégratifs. C’est depuis 2013 qu’on parle désormais de TSA. Cela signifie que les caractéristiques, les besoins et les capacités varient énormément d’une personne à l’autre.

Certaines personnes ont besoin d’un accompagnement important, tandis que d’autres vivent de manière très autonome.
 
Mythe n°4 : les personnes autistes n’ont pas d’empathie

De nombreuses personnes pensent que les personnes ayant un TSA ne ressentent pas d’émotions, ce qui est faux. Elles peuvent ressentir des émotions très intenses, mais avoir parfois plus de difficultés à interpréter ou exprimer les signaux sociaux comme des difficultés à comprendre l’ironie.

L’empathie existe donc, mais elle peut se manifester différemment.
 
Mythe n°5 : l’autisme est une maladie mentale

L’autisme n’est pas une maladie mentale.

Il s’agit d’un trouble du neurodéveloppement, c’est-à-dire une différence dans le développement et le fonctionnement du cerveau. La communication, les interactions sociales et la perception sensorielle sont les fonctions qui peuvent être perturbées.

Certaines personnes autistes peuvent avoir des troubles associés comme l’anxiété ou la dépression mais ces conditions sont distinctes de l’autisme.
 
Mythe n°6 : l’autisme peut se “guérir”

Il n’existe aucun traitement pour guérir l’autisme.

L’autisme fait partie du fonctionnement neurologique d’une personne et l’accompagne toute sa vie. Cependant, des interventions éducatives et thérapeutiques peuvent améliorer l’autonomie et la qualité de vie : consultations orthophonistes, ergothérapeutes, psychomoteurs… 
 
Mythe n°7 : l’autisme ne concerne que les enfants

On parle souvent d’autisme dans le contexte de l’enfance, mais les enfants autistes deviendront des adultes autistes, comme nous l’avons indiqué dans le mythe n°6.

L’autisme est présent tout au long de la vie, avec des manifestations pouvant évoluer avec l’âge, les premiers signes apparaissant avant 3 ans. 
 
Mythe n°8 : toutes les personnes autistes sont surdouées

Les TSA peuvent aussi parfois être associés à un haut potentiel intellectuel (HPI) mais cela reste rare également.
 
Mythe n°9 : l’autisme n’affecte que les garçons

L’autisme est diagnostiqué plus souvent chez les garçons, mais les filles peuvent aussi être autistes. Il concerne environ 4 hommes pour 1 femme.

Le trouble du spectre de l’autisme fait d’ailleurs l’objet d’une sous-évaluation et d’un sous-diagnostic chez les filles, notamment parce qu’elles peuvent masquer certains traits ou présenter des signes différents. Les personnes de sexe féminin ont par exemple plus de difficultés à dormir, une sensibilité sensorielle plus intense ou de nombreux problèmes de régulation émotionnelle. Elles vont souvent disposer d’une meilleure capacité d’adaptation qu’un garçon. Elles vont ainsi pouvoir « camoufler » leur handicap en ayant recours à différentes stratégies pour compenser certaines difficultés de communication. 
 
Mythe n°10 : les personnes autistes ne peuvent pas mener une vie normale

Beaucoup de personnes autistes étudient, travaillent, entretiennent des relations et vivent de manière autonome et indépendante.

Avec un accompagnement adapté (CAMSP, CMPP, IME…) et une meilleure inclusion sociale, de nombreuses personnes autistes peuvent s’épanouir pleinement.


Pour conclure, les mythes autour du TSA persistent souvent parce qu’ils sont relayés par la culture populaire ou par des informations erronées. Pourtant, la recherche scientifique montre clairement que l’autisme est une condition neurodéveloppementale complexe et très diverse.

Mieux comprendre l’autisme permet non seulement de lutter contre les stéréotypes, mais aussi de favoriser l’inclusion et l’acceptation de la neurodiversité dans la société.


Sources :

- Autisme Info Service 
- MSD Manuals 
- Handicap Gouv 

Auteur : Service Prévention et Promotion de la Santé de la MGP