L’AVC : Démêlons le vrai du faux !
En France, près de 150 000 personnes sont victimes chaque année d’un accident vasculaire cérébral (AVC), soit une personne toutes les 4 minutes. L’AVC est la première cause de handicap acquis de l’adulte. La rapidité de la prise en charge est déterminante pour limiter les lésions cérébrales, réduire le risque de séquelles et améliorer le pronostic des patients.
Puisque face à l’AVC, chaque minute compte, nous vous proposons un « Vrai ou Faux ? » pour mieux comprendre l’AVC, adopter les bons réflexes de prévention et déconstruire les idées reçues :
1. L’AVC touche uniquement les personnes âgées ?
FAUX. Même si le risque d’AVC augmente avec l’âge, il peut survenir à tout moment de la vie. Certains facteurs de risque, comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, un taux élevé de cholestérol, l’obésité et le surpoids ou certaines maladies chroniques, peuvent favoriser sa survenue. Il est donc important de connaître les signes d’alerte, quel que soit son âge.2. Une déformation du visage, une faiblesse d’un bras ou des difficultés à parler peuvent être des signes d’AVC ?
VRAI. Ces symptômes apparaissent souvent brutalement. Une personne peut présenter une bouche déformée, une faiblesse d’un côté du corps (bras et/ou jambe), des difficultés à parler ou à comprendre, une perte soudaine de la vision d’un œil ou d’une partie du champ visuel. Il est important de reconnaître ces 4 symptômes de l’AVC pour protéger ses proches. La prise en charge de l’AVC doit se faire le plus rapidement possible, dans les 3 heures suivant l’apparition des premiers symptômes. Face à ces signes, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112.3. Si les symptômes d’un AVC disparaissent rapidement, il n’est plus nécessaire de consulter ?
FAUX. La disparition des symptômes peut correspondre à un accident ischémique transitoire (AIT) : en d’autres termes, une obstruction très brève d’une artère cérébrale qui ne provoque pas de lésion du cerveau. Toutefois, l’AIT annonce un risque élevé d’AVC, un signal d’alerte qui nécessite une prise en charge urgente. Il ne faut jamais attendre que les symptômes réapparaissent avant d’agir. 4. L’AVC apparaît brutalement, il n’existe aucun moyen de le prévenir ?
FAUX. Si les symptômes d’un AVC apparaissent généralement de façon brutale, il est possible de réduire le risque d’en être victime. Adopter de bonnes habitudes de vie permet de diminuer de près de 90% le risque d’AVC. La prévention repose notamment sur :
- Le contrôle de la tension artérielle et du rythme cardiaque (les 2 causes principales de survenue des AVC) ;
- Le contrôle du taux de cholestérol et de triglycérides ;
- Le contrôle de la glycémie ;
- L’adoption d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière (marcher, jardiner, prendre les escaliers ou se déplacer davantage à pied…) ;
- L’arrêt du tabac ;
- La limitation de l’alcool.
5. Après un AVC, une récidive est évitable par un simple changement des habitudes de vie ?
VRAI. Après un AVC, il est essentiel d’agir au quotidien sur les facteurs de risque cardiovasculaires pour prévenir une récidive. Cela passe par l’adoption de bonnes habitudes de vie (cf. question 4), un suivi médical régulier et le respect des traitements prescrits. Ces mesures contribuent à réduire le risque de récidive et à limiter les séquelles.Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter notre article dédié à l’AVC en cliquant ici. Une fiche explicative est à votre disposition pour mieux comprendre l’AVC (sa définition, sa physiopathologie, ses symptômes, son diagnostic, ses traitements et ses moyens de prévention).
Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter notre article dédié à l’AVC en cliquant ici. Une fiche explicative est à votre disposition pour mieux comprendre l’AVC (sa définition, sa physiopathologie, ses symptômes, son diagnostic, ses traitements et ses moyens de prévention).
Sources :
Auteur : Service Prévention et Promotion de la Santé de la MGP
Côté MGP
Dans le cadre de la garantie santé MGP, les adhérents bénéficient d’une évaluation de leur santé perçue physique et mentale et leurs habitudes de vie. Au travers cette évaluation complète couvrant 12 thématiques clés, ils obtiennent un bilan structuré avec l’identification de leurs principaux risques et des conseils et recommandations prioritaires de prévention. Un accompagnement avec des services adaptés dans la mise en place d’actions est également proposé pour un mode de vie plus sain et une meilleure santé au quotidien.