Les archives des Éditos de Police Mutualité de l'année 2012

Édito d'octobre 2012 - Numéro 340

Quel avenir pour notre protection sociale ?

/// Après un répit estival, pendant lequel les pays européens auraient figuré largement en tête au tableau des médailles des Jeux olympiques, s’ils s’étaient présentés sous la même bannière, la crise repart de plus belle.

/// Les grandes manoeuvres reprennent en Europe. Lors du sommet de l’Union européenne, les 18 et 19 octobre prochains, les chefs d’État devront, excusez du peu, trancher quant à l’avenir de la Grèce et de l’Espagne.

/// En France, la gravité de la situation est, au plus haut de notre État, qualifiée d’« exceptionnelle ». Tous les indicateurs sont passés au rouge. Les plans sociaux – un temps suspendus – se multiplient. La croissance est atone. Les exportations s’essoufflent et le chômage atteint un triste record en passant la barre des 3 millions de personnes sans aucune activité, 5 millions, même, si l’on totalise l’ensemble des catégories de demandeurs d’emploi.

/// La rentrée sociale s’annonce donc chargée et à haut risque. Les enjeux sont énormes. L’équation budgétaire à laquelle l’État est confronté s’avère d’une complexité extrême.

/// L’élaboration, cet automne, du PLFSS* 2013, qui n’aurait dû être que de transition avant les grandes évolutions prévues l’an prochain, se complique sérieusement, puisque les trois quarts des ressources de la Sécurité sociale dépendent directement de l’activité professionnelle.

/// Dans ce contexte, c’est avec une impatience non dissimulée que nous attendons la réforme législative sur le financement de notre protection sociale annoncée pour 2013.

/// À cet effet, le Haut Conseil du financement de la protection sociale est chargé depuis début septembre de dessiner les évolutions possibles quant à la diversification des recettes et doit définir ce qui relève, d’une part, de l’assurance et, d’autre part, de la solidarité.

/// Des choix courageux, durables et justes sont évoqués. L’objectif est d’assurer l’avenir du modèle social français tout en améliorant la compétitivité des entreprises.

/// Reste à savoir si la conjoncture économique et sociale permettra le respect de ces engagements…

/// Quelle que soit l’issue de cette réforme annoncée, la Mutuelle Générale de la Police s’attachera toujours, quant à elle, à proposer la protection complémentaire la plus adaptée à ses adhérents.

* PLFSS : projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

LE PRÉSIDENT
Benoît Briatte

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Édito de juillet 2012 - Numéro 339

Protéger les femmes et les hommes qui protègent la population.

/// Fin 2011, le baromètre du Cercle Santé et d’Europ Assistance mettait en lumière, à travers une étude menée sur un panel représentatif de la population française, que 29 % des personnes interrogées déclaraient avoir renoncé ou reporté des soins durant l’année en raison de difficultés financières.

/// Le classement de l’Organisation mondiale de la santé, qui faisait de notre système de santé au début des années 2000 l’un des meilleurs du monde, ne semble plus qu’un lointain souvenir. La crise de l’hôpital public, les dépassements d’honoraires, la multiplication des déserts médicaux ou encore la réduction du niveau de prise en charge par le régime obligatoire d’assurance maladie sont autant de marques d’un système en voie d’épuisement.

/// L’accès aux soins pour tous s’efface, laissant place à un système de santé à plusieurs vitesses, intimement lié aux moyens financiers de chacun.

/// Et la fonction publique, trop souvent montrée du doigt, à tort jugée privilégiée, n’est hélas pas épargnée.

/// Une enquête menée à l’automne 2011 auprès de 15 700 agents publics, récemment publiée, fait ressortir que 41 % d’entre eux ont renoncé ou retardé des soins de santé lors des douze derniers mois. Les raisons principales sont un reste à charge trop important ou l’impossibilité d’avance de frais…

/// Loin d’être des privilégiés, les agents publics éprouvent aussi des difficultés pour se soigner.

/// Proposer une protection sociale, un accès aux soins aux hommes et aux femmes qui protègent la population est la raison d’être de la MGP.

/// C’est pourquoi l’assemblée générale de la MGP, qui s’est réunie il y a quelques jours, a courageusement réaffirmé sa volonté de voir notre mutuelle demeurer un acteur spécifique sur le marché de l’assurance santé, à travers nos valeurs mutualistes, notre action sociale et les liens de proximité qui sont les nôtres.

/// Dans un contexte des plus difficiles pour les complémentaires santé, d’exigences prudentielles accrues, de pression fiscale et de concentration du nombre des mutuelles, la MGP garde plus que jamais l’ambition de demeurer l’acteur incontournable et incontestable au sein du ministère de l’Intérieur, en multipliant ses offres pour répondre à toutes les attentes tout en cherchant à accompagner les plus fragiles, menacés de démutualisation.

LE PRÉSIDENT
Benoît Briatte

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Édito d'Avril 2012 - Numéro 338

La démocratie ne se consomme pas, elle se vit !

/// Dans une période marquée par la dérive qui tend à banaliser et à « marchandiser » ce qui relève de la protection sociale, notre mutuelle se veut un acteur engagé. Solidarité, responsabilité et démocratie y ont tout leur sens.

/// Certains estiment que l’assurance est par nature solidaire, puisqu’il s’agit de mettre en commun – de mutualiser – les risques. Mais, in fine, c’est son objectif qui importe… et celui-ci peut être purement financier. Les mutuelles sont des sociétés de personnes, et non de capitaux, à but non lucratif : elles n’ont aucun actionnaire à rémunérer. La MGP, LA mutuelle des policiers, organise sa spécificité en faisant jouer directement les solidarités, notamment entre les générations, et en marquant sa différence comme acteur de santé.

/// La responsabilité engage l’adhérent dans sa prise de conscience du risque qu’il fait courir à la collectivité. C’est aussi ce qui ressort de son engagement au sein des organes collectifs des institutions mutualistes : il est responsable d’une part de son destin et en même temps coresponsable de l’avenir de l’institution. Dans cette acception, la responsabilité se confond aussi avec la démocratie.

/// Le principe de démocratie fixe quant à lui une ligne de partage fondamentale entre le statut de l’adhérent mutualiste et celui de simple client d’une entreprise commerciale. Le précepte « une personne, une voix » illustre ce fonctionnement : il est notre fondement identitaire. L’adhérent d’une mutuelle n’acquiert pas seulement un droit à une prestation ou à un service en s’acquittant de sa cotisation, il acquiert également le droit et le devoir de participer aux prises de décisions et à leur application. Il a donc un statut particulier : à la fois assureur et assuré, il est l’expression directe de la démocratie et participe à la vie de sa mutuelle. Au contraire des actionnaires des sociétés cotées, ce n’est pas le pouvoir financier qu’il détient, mais bien un pouvoir démocratique.

/// Tout adhérent peut légitimement participer de manière directe ou indirecte à l’assemblée générale et être élu comme administrateur. Le pouvoir politique appartient bien aux adhérents.

/// En cette période de concentration des acteurs du marché se pose la question du modèle de « gouvernance ». À force de fusions, les mutuelles s’éloignent de leur base sociale. Pour éviter cette dérive et tisser un lien ressenti au quotidien par les adhérents, la MGP attache une importance fondamentale à demeurer une mutuelle de policiers gérée par et pour des policiers.

/// S’engager dans une mutuelle constitue un acte militant. Réunir au sein d’une assemblée générale des délégués de divers horizons qui n’en partagent pas moins la détermination de vivre ensemble est un acte d’émancipation, une réelle volonté d’être acteur de sa propre société, d’affirmer des valeurs et de les confronter au principe de réalité.

/// L’appel à candidatures pour la prochaine mandature de délégués à l’assemblée générale est lancé. La participation de l’adhérent à la vie démocratique est essentielle.
Un unique système politique permet à l’homme de choisir son destin : la démocratie.
La démocratie ne se consomme pas, elle se vit.

LE PRÉSIDENT
Benoît Briatte

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Édito de Janvier 2012 - Numéro 337

Une année s’est achevée, une nouvelle arrive.

2011 aura été marquée par la naissance du sept milliardième être humain, mais surtout par la crise des dettes souveraines ainsi que par ce qu’on pourrait appeler, en fait, la crise de l’Europe et de sa crédibilité en termes de prises de décision, faisant suite à la crise financière de 2008.

Ces trois crises se sont succédé de façon implacable. Elles ont profondément touché les économies occidentales, marquant une des périodes les plus graves depuis l’après-guerre, et qui restera dans l’Histoire comme celle du basculement de l’économie mondiale, de la fin de la suprématie occidentale en général et européenne en particulier.
Ces crises ont abîmé notre tissu social et creusé des fossés entre les générations, les classes sociales, et entre les dirigeants et les Français.

/// Face à cette situation, les solutions ne peuvent pas toutes venir de l’extérieur. Elles sont aussi à chercher dans nos rapports les uns aux autres, dans l’entraide, l’écoute, et dans notre engagement à nous (ré)approprier le débat démocratique et citoyen.

2012
Une nouvelle année arrive, la douzième de ce second millénaire. Douze, qui est pour beaucoup de civilisations le nombre symbole du devenir humain et du développement de l’univers.

/// Que 2012 puisse être porteuse de promesses d’amélioration ; avec elle l’émergence de douze mois, trois cent soixante-six jours, et autant de bonnes intentions !

/// Continuons d’avancer et de nous engager à agir au quotidien pour le bien-être de tous, sans oublier les principes fondamentaux de notre République : solidarité, égalité, liberté, fraternité et tolérance.

/// Je formule des voeux pour un monde en paix, solidaire, responsable et garantissant le bien-être des générations futures dans un esprit fraternel.

/// Je souhaite que 2012 vous apporte le bonheur, la réussite et, bien sûr, la santé, notre bien le plus précieux. Un bien que la Mutuelle Générale de la Police s’attachera, pour les policiers et leurs proches, à protéger encore et toujours de son mieux durant cette année.

 

 Bonne et heureuse année 2012 !

LE PRÉSIDENT
Benoît Briatte

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