Les archives des Éditos de Police Mutualité de l'année 2009

Édito d'Octobre 2009 - Numéro 328

Je vous invite à participer à l’élan militant qui caractérise votre mutuelle

Sous l’Ancien Régime, il était une corvée qui consistait à faire taire les grenouilles afin d’assurer aux seigneurs environnants le sommeil réparateur. En abolissant les privilèges attachés à la naissance et, par conséquent, ce type de corvée, les séances parlementaires des 4 et 26 août 1789 ont entraîné la France vers un régime républicain épris de libertés.

/// Le mois d’août écoulé a célébré sans cérémonie le 220e anniversaire des fondements de notre République. Deux cent vingt ans que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen guide nos agissements et nos décisions et que l’appropriation des libertés individuelles pousse à la surenchère. De fait, la proclamation des Droits, unique référence pour le citoyen, a contribué à forger la société individualiste que des esprits éclairés appelèrent justement de leurs vœux mais que d’aucuns dénoncent désormais comme un risque de régression de la condition humaine.

/// Le respect des droits de chacun est un principe inaliénable gravé dans le marbre de toute démocratie digne de ce nom. Cette faculté permet à l’individu d’évoluer dignement, sans la pression du dogme ni la contrainte du joug. Mais elle ne l’implique pas, en qualité de citoyen, dans la construction d’une société humaniste et fraternelle conforme à l’idéal républicain. Aussi, à la lumière du chemin parcouru, nous pouvons considérer que le progrès irrigué par cette conquête ne demeurera que s’il trouve un corollaire pour juste équilibre.

/// D’ailleurs, comment permettre à quiconque de disposer librement des garanties républicaines – parmi lesquelles l’accès à la connaissance et à l’instruction, la protection des personnes et des biens et la préservation de la santé et du bien-être – si tous ne participent pas de manière équitable et mesurée à l’entretien de ce patrimoine ? Comment consolider le lien qui nous unit aux autres citoyens si chacun de nous n’a pas le devoir d’exprimer par son comportement ce qu’il a de meilleur en lui ? Comment atteindre cette civilisation oublieuse des lois parce que éprise de morale et donc capable d’assumer son statut d’humanité ?

/// Les policiers que nous sommes ont conscience de cette dualité. Avertis des droits qui nous protègent, nous en savons aussi les exigences. C’est donc tout naturellement qu’en notre qualité de dirigeants de la Mutuelle Générale de la Police, nous avons élaboré une charte et un statut de l’élu. Ces textes, qui établissent droits et devoirs, permettent à chacun de s’exprimer en connaissance et en conscience. Ils engagent les élus qui vous représentent dans le processus démocratique et le débat d’idées. Ils les poussent à la réflexion et à la créativité. Convaincu que chaque policier, client de la MGP, peut devenir l’adhérent capable de promouvoir l’action que nous menons au service de tous les policiers, je vous invite à participer plus largement encore à l’élan militant qui caractérise votre mutuelle. Je vous invite à constituer ce maillon indispensable à l’existence des autres.

/// Parce que aujourd’hui, lorsque la nuit tombe, les grenouilles coassent, certes, en toute liberté…, mais bien trop loin de la vie citadine pour nourrir le débat.
 

LE PRÉSIDENT
Jean-Marc Tomasi

 

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Édito de Juillet 2009 - Numéro 327

Il nous faut convaincre tous ceux qui n’ont pas encore franchi le pas.

Durant plus de huit années, Jean-Marie Ventura a placé son énergie au service de notre mutuelle. Avec l’aide du conseil d’administration et de l’assemblée générale, il nous aura montré le chemin à suivre. L’entreprise est solide, le militantisme actif. Respectant ses engagements, il a remis ses mandats de président et d’administrateur à l’occasion de son départ à la retraite.

/// Le conseil d’administration m’a accordé sa confiance pour lui succéder au poste de président de la MGP. L’assemblée générale a validé le discours de politique générale que je lui ai proposé. Un nouveau bureau a été élu.

/// La feuille de route tracée pour ces deux prochaines années porte une ambition : continuer à assurer un complément de haut niveau au régime obligatoire d’assurance maladie de tous les policiers actifs et retraités, des personnels administratif et technique et, plus largement, de tous les agents du ministère de l’Intérieur.

/// Le défi est de taille. Il s’inscrit dans la durée. Nous voulons, le bureau, le conseil d’administration et moi-même, vous permettre d’affronter plus sereinement la montée en charge des coûts de santé. Répondre à cette exigence en protégeant chacun contre les aléas de la vie qui nous menacent tous, quel que soit notre âge, nécessite de répartir le risque santé-prévoyance et les conséquences financières et sociales qui en découlent sur la base la plus large possible.

/// Pour y parvenir, il nous faut poursuivre la mutation entamée depuis plus de huit années. Il nous faut continuer à performer la qualité du service produit. Il nous faut inciter les adhérents à s’investir sur la voie militante. Il nous faut convaincre tous ceux qui n’ont pas encore franchi le pas de nous rejoindre. Il nous faut perpétuer la vocation solidaire et sociale de la MGP.

/// La Mutuelle Générale de la Police demeure LA mutuelle des policiers, gérée par et pour les policiers. Elle répond aux spécificités bien réelles de notre métier de policier et elle est, pour tous les agents du ministère de l’Intérieur, un lien social indispensable.

/// À l’heure où Police mutualité vous parviendra, certains d’entre vous seront partis en vacances ; d’autres s’y prépareront. À tous, je souhaite d’excellentes vacances d’été. Sans oublier d’adresser une pensée amicale et fraternelle à tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, souffrent et ne peuvent pas vivre intensément cette période de joie et de détente.
 

LE PRÉSIDENT
Jean-Marc Tomasi

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Édito d'Avril 2009 - Numéro 326

Faisons de notre mutuelle un rempart plus solide contre les difficultés de la vie.

Nous connaissions les vide-greniers. Ils permettent à ceux qui le souhaitent de se débarrasser d’objets usagés en gagnant quelques euros. Ils permettent à ceux qui les achètent de se meubler ou de décorer leur intérieur à peu de frais. La formule est amusante.

/// Nous assistons aujourd’hui à la naissance des vide-frigos. C’est beaucoup moins drôle. Il s’agit de vendre à petits prix des produits que les supermarchés connus ne souhaitent pas conserver, parce que la date de péremption est imminente, voire atteinte. Demain, certains vendront peut-être sur le trottoir les produits périmés restés dans leur réfrigérateur. Lorsqu’il s’agit de faire de l’argent, l’imagination est sans limites, y compris pour exploiter la misère. Jusqu’à présent, nous assistions au triste spectacle de ceux qui fouillaient les poubelles pour se nourrir. Les inventeurs de cette vente d’un autre type vont nous épargner cette vision. Les poubelles vont rester vides. Au lieu de jeter, on va vendre.

/// Invoquant la crise économique, les usines ferment leurs portes et poussent chaque jour des milliers de chômeurs supplémentaires vers un marché du travail saturé. Les revenus des ménages baissent. Les crédits demeurent. Des choix sont à faire. Le crédit de la maison ne peut pas souffrir de réduction. Le budget nourriture, lui, est compressible.

/// Dans le domaine de la santé, les choses ne s’améliorent pas davantage. Les médecins continuent à vouloir s’installer en masse dans les villes, transformant les campagnes en désert médical. Contre ceux qui pratiquent la ségrégation envers les bénéficiaires de la CMU ou envers d’autres catégories de personnes, le gouvernement est contraint d’envisager de mettre en place des « faux patients » ayant pour rôle de traquer les comportements délictueux. Le serment d’Hippocrate n’est plus un hommage rendu au célèbre médecin grec. Il devient une insulte.

/// Pendant des dizaines d’années, les comportements individualistes et égoïstes ont été encouragés. En période de crise, ils sont propices à accroître les difficultés et les souffrances.

/// Régulièrement, au cours de ces dernières années, j’ai dit et écrit que nous devions à tout prix maintenir vivante notre mutuelle, afin d’y conserver la flamme de la solidarité pour le moment où elle aura à nouveau besoin de briller. D’ici peu, nous serons satisfaits d’avoir fait ce choix.

/// La solidarité a toujours été un moteur pour sortir des heures noires de notre Histoire. Celles qui s’annoncent ne seront peut-être pas noires, mais au moins grises. Alors, investissons-nous dans notre mutuelle pour en faire un rempart encore plus solide contre les difficultés de la vie.


LE PRÉSIDENT
Jean-Marie Ventura

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Édito de Janvier 2009 - Numéro 325

Journal officiel du 20 novembre 2008 : parution d’un arrêté approuvant la fusion de mutuelles. Une nouvelle fois, des noms vont disparaître du paysage mutualiste.

Comme toujours en pareille circonstance, j’éprouve de la tristesse. Je pense à ceux qui ont créé ces structures et se sont battus pour qu’elles perdurent. Mais cette fois-ci, ma tristesse s’accompagne d’un immense regret, car ces mutuelles, nous les connaissions bien. C’était des mutuelles concurrentes, avec lesquelles les relations étaient parfois tendues. Mais la concurrence ne crée-t-elle pas une émulation bénéfique ? Leur vocation était identique à celle de la MGP : s’occuper des policiers.
Par voie de fusion-absorption, elles ont décidé de transférer leur portefeuille de bulletins d’adhésion et de contrats à une autre mutuelle, qui s’occupait plus particulièrement jusqu’alors des agents territoriaux.

Ainsi prend fin tout espoir d’achèvement de l’unification de la mutualité policière, commencée dans les années 1960 par un rapprochement des mutuelles régionales existantes.
Cette poursuite d’unification, nous la pensions possible autour de la MGP, devenue la première mutuelle de policiers. Cette totale unification, nous la pensions nécessaire, persuadés que les policiers ont besoin d’une mutuelle « à eux ». C’est un choix différent qui a prévalu. Quoi qu’il en soit, la MGP va continuer à se battre pour offrir à tous ceux qui le souhaitent la possibilité d’adhérer à une mutuelle de policiers. Aujourd’hui, notre mutuelle se porte bien, grâce aux orientations prises en temps utile par l’assemblée générale ; grâce, aussi, à ses adhérents, qui ont accepté de payer une cotisation calculée au plus juste, mais qui correspondait aux prestations servies et aux services rendus. J’avais à l’époque souligné les dangers qu’il existait à vouloir se lancer dans des guerres concurrentielles de prix qui n’étaient pas réalistes. Notre bonne santé va donc permettre de répondre mieux encore aux besoins spécifiques des policiers.

Déjà, des collègues venant d’autres mutuelles ont manifesté le souhait de nous rejoindre. Nous les accueillons dans un esprit de grande solidarité mutualiste.

Nous n’avons pas pu ou su achever le rapprochement des structures. Alors, ce sont les hommes qui, en décidant de se rapprocher individuellement, vont démontrer leur « force d’être ensemble ».


 

Le président,
Jean-Marie Ventura

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