Les archives des Éditos de Police Mutualité de l'année 2001

Édito de Novembre 2001 - Numéro 292


Novembre 2001 : des policiers occupent la rue. Ils réclament davantage de considération, davantage de moyens. Des passants prennent fait et cause pour eux et applaudissent…
La scène se passe à Paris. Elle étonne. Le cœur de l'homme de la rue se mettrait-il à battre à l'unisson avec celui de ses policiers ?

Cette solidarité exprimée est en tout cas une première en France et l'on pourrait s'en réjouir sans réserve si elle n'avait pas pour toile de fond la peur de la violence et de la mort. Car c'est ce sentiment qui rassemble et qui est partagé.

Les citadins agressés dans leur quartier et à leur domicile ont peur. Pour assurer leur sécurité, les policiers tombent sous les balles des agresseurs.

Et c'est cette situation extrême qui semble ouvrir les yeux des français. Enfin, ils sont en passe de comprendre que les policiers ne sont pas des êtres insensibles et invincibles, mais des hommes et des femmes à part entière au service de leurs concitoyens et de la République.

Il est vrai qu'à ce jour, les mérites du métier ont davantage été exaltés par les éloges funèbres glorifiant les victimes tombées en service, qu'à travers des campagnes de communication institutionnelle montrant ces hommes et ces femmes en action. Cette situation ne peut plus durer. Il est impératif et urgent d'utiliser cet élan de sympathie naissante.

Tous ceux qui connaissent la profession doivent saisir toutes les occasions qui se présentent pour en parler avec la fierté qui convient, et ainsi mieux la faire connaître. Il s'agit d'un devoir collectif auquel la M.G.P. participe déjà, mais peut-être de façon encore trop diffuse. Elle va donc intensifier son action.

La Police nationale est un des piliers de la République : elle doit être reconnue comme telle. C'est une des conditions de son efficacité.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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Édito de Septembre 2001 - Numéro 291


De l'avis unanime des politologues, il y aura un "avant" et un "après" le 11 septembre 2001.

Et à l'heure où j'écris ces lignes, nous ne savons absolument rien de "l'après". La plupart des nations prennent conscience que du jour au lendemain, des actes terroristes peuvent anéantir des milliers des leurs, et détruire leurs infrastructures… Même les plus imposantes. Et le monde ne se sent plus tout à fait en paix.

En France, le plan vigipirate renforcé, exige davantage encore des policiers. Mais par leur présence ils rassurent la population et démontrent que dans les heures graves, ils sont là, en première ligne, prêts à intervenir.

Dans ce contexte mondial douloureux et incertain, j'éprouve des difficultés à vous donner des nouvelles de notre Mutuelle. Pourtant, fort heureusement, le quotidien prend le pas sur l'évènementiel même le plus monstrueux, et chacun à la place qui est la sienne poursuit sa tâche journalière.

En cette période de rentrée, la MGP va plutôt bien. Les indicateurs de fonctionnement sont passés au vert. Les adhérents sont aujourd'hui remboursés dans un délai moyen de quinze jours. Ce qui est mieux que beaucoup d'autres mutuelles.

Les recrutements essentiels à la professionnalisation sont effectués. Nous en attendons une amélioration substantielle de nos performances. Nous vous communiquerons dans un prochain numéro de Police Mutualité l'organigramme de la MGP.

Nous venons de vivre l'Assemblée générale qui s'est tenue les 25 et 26 septembre à Nîmes. Nous vous rendons compte dans ce journal des orientations et décisions prises.

Les prochains chantiers qui s'amorcent sont :
- la réécriture des Statuts de la Mutuelle (nouveau Code de la mutualité)
- la séparation de nos activités "santé-prévoyance" et "œuvres sociales" (nouveau Code de la mutualité)
- enfin et surtout la recherche du partenaire qui, respectueux des valeurs fondamentales qui sont les nôtres, nous permettra de pérenniser la MGP et de servir toujours mieux notre adhérent.

Seul le contexte économique incertain dans lequel les évènements récents nous ont plongés, peuvent nous faire douter de l'avenir. Espérons que la solidarité mondiale sera plus forte que tous les intérêts particuliers et que les valeurs humanistes triompheront des épreuves qui secouent le monde.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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Édito de Juillet 2001 - Numéro 290


Réception du pré-rapport de la Cour des comptes… Indiscrétions divulguant des éléments de ce pré-rapport non définitif… Campagne de presse… Audition du Président par la Cour… La MGP traverse un moment difficile qui a été, et sera vraisemblablement encore, largement médiatisé.

Mais contrairement à ce qui a pu être dit et écrit, elle n'a pas le souci de nombreuses autres mutuelles : elle est forte financièrement.

Depuis le mois de février, je vous tiens régulièrement informés à travers cet éditorial des événements agréables ou non, des décisions importantes prises et des orientations. Je continuerai à le faire en toute transparence, car seule la confiance nous permettra de faire face au nouvel orage qui risque de s'abattre sur nous lorsque le rapport définitif de la Cour sera rendu.

Quoi qu'il en soit, soyez assurés que, forte de votre soutien, l'équipe du Bureau national continuera à faire avancer les projets avec la même détermination.

Dès septembre, des orientations seront soumises au vote de l'Assemblée générale, pour permettre à la MGP d'inscrire ses actions dans le contexte du nouveau code de la Mutualité. Si ce nouvel environnement nous crée des contraintes, il nous laisse malgré tout entrevoir et espérer des perspectives nouvelles.

Nous ne répéterons jamais assez que les policiers exercent un métier difficile dans un contexte de plus en plus dur, et qu'il leur faut une mutuelle répondant à leurs besoins. Ensemble, nous travaillerons à maintenir les acquis.

Mais je sais qu'aujourd'hui les esprits sont plus tournés vers les vacances que vers les devoirs de rentrée. Je vous souhaite donc à tous d'excellentes vacances, tout en ayant une pensée particulière pour ceux qui, dans la souffrance ou les difficultés matérielles, ne vont pas pouvoir goûter à ce moment privilégié de détente et de repos.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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Édito de Mai 2001 - Numéro 289


Tel un serpent de mer, la réforme du code de la Mutualité apparaissait à la une des journaux, agitait les esprits, puis disparaissait de l'actualité quotidienne. A tel point que certains refusaient d'y croire…

La parution de l'ordonnance de réforme au Journal Officiel du 24 mai 2001, apporte donc la preuve à ceux qui doutaient encore, du caractère inéluctable et imminent de la réforme. Le profond changement annoncé est bien là.
La MGP, comme de nombreuses autres mutuelles, a des efforts importants et urgents à accomplir pour adapter ses structures et son fonctionnement aux nouvelles règles édictées.

L'innovation et la créativité sont à mettre à l'ordre du jour pour répondre de façon judicieuse aux obligations qui nous sont faites de séparer nos activités d'assurance de nos réalisations sanitaires et sociales.

Un professionnalisme plus grand est par ailleurs de mise pour que notre gestion soit en phase avec le nouveau régime financier et comptable destiné à garantir les adhérents. Si nous ne voulons pas renoncer à notre autonomie, voire à notre existence, nous devrons répondre aux exigences nous permettant d'obtenir l'agrément de la Commission de contrôle des mutuelles.

Aussi, sans plus attendre, nous allons définir nos futures activités, organiser nos structures, élaborer des études financières prospectives, définir les rôles et responsabilités de nos dirigeants… en un mot, décider comment nous allons exister et travailler autrement.

Le nouveau code de la Mutualité propulse les mutuelles de 45 dans ce XXIe siècle qui sera marqué par l'achèvement de la construction de l'Union européenne. Comme tout changement, il est porteur d'espérances mais aussi de craintes. Le Bureau et le Conseil d'administration de la MGP feront le maximum pour que la première mutuelle de la Police trouve sa place au cœur de ce changement et participe à la mise en œuvre d'une Mutualité encore plus forte, plus solidaire et plus humaine.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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Édito de Mars 2001 - Numéro 288


Bien que convoqués dans des délais plus que brefs, les délégués ont répondu présents à l'Assemblée générale de la MGP qui s'est tenue le 15 mars à Créteil. Ils ont voté un plan de quinze mesures qui leur était présenté par le Conseil d'administration afin :
"d'assurer l'équilibre financier de notre mutuelle, de la rendre plus forte face à la concurrence, de la mettre davantage à l'écoute et au service de ses adhérents”.

Certains seront peut-être tentés de dire que ce train de mesures ressemble à celui de n'importe quelle entreprise qui veut survivre. Certes, mais ils auraient alors oublié l'essentiel… Car l'objectif, qu'ensemble nous poursuivons, ne vise pas à dégager un profit maximum à partager entre quelques actionnaires. Il cherche au contraire à maintenir les structures d'une MUTUELLE qui nous permet de PARTAGER collectivement les conséquences financières et sociales des aléas de la vie, qui malheureusement nous menacent tous, quel que soit notre âge.

Le Directeur général de la Police nationale que j'ai rencontré, accompagné d'une délégation du Bureau national, a prêté une oreille particulièrement attentive à nos projets et approuve notre démarche en direction d'une professionnalisation, condition sine qua non de la réussite.

Il reste maintenant aux membres du Bureau national, aux Administrateurs nationaux - soutenus par les Présidents de section et les délégués à l'Assemblée générale - et à l'ensemble du personnel à unir leurs efforts et leurs compétences pour mettre en œuvre, dans les délais les plus rapides, les décisions prises par notre Assemblée générale.

Vous pouvez leur faire confiance.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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Édito de Janvier 2001 - Numéro 287


René Gambart a démissionné de son poste de président pour raison familiale le 1er février 2001.

A l’heure où les assurances privées rêvent de s’approprier les mutuelles, le conseil d’administration a estimé qu’il ne pouvait pas laisser la MGP en sommeil jusqu’à une prochaine réunion. Un nouveau président et un nouveau bureau ont donc été élus immédiatement.

L’équipe ainsi mandatée s’est vue remettre, le jour même de son élection, un pré-rapport de la Cour des Comptes sur le fonctionnement de notre mutuelle. Elle a pris aussitôt les problèmes à bras le corps.

En ma qualité de président, je témoigne de la détermination qui anime cette équipe, pour faire en sorte que la MGP continue à vous accompagner et à vous aider tout au long de votre vie, aussi bien dans les moments de joie (naissances, vacances…) que dans les moments douloureux (maladie, décès…).

Plus que jamais, face aux attaques de certains qui, au nom des impératifs financiers européens, voudraient nous faire renoncer à nos convictions, nous continuerons à affirmer haut et fort que seule, une mutuelle de policiers, pour les policiers, est à même de répondre aux spécificités du métier.

Soutenus par le conseil d’administration, nous nous sommes résolument engagés à consacrer notre action quotidienne à la sauvegarde de vos intérêts d’hommes et de femmes mutualistes, afin que vos besoins soient pris en compte au nom de la solidarité.

Rien ne nous détournera de cette tâche.


Le Président national,
Jean-Marie VENTURA

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