Neuf policiers se sont suicidés depuis le début de l’année. Ce chiffre inacceptable rappelle une fois encore l’enjeu majeur que constitue la question du mal-être des policiers. La MGP, mutuelle affinitaire dédiée aux forces de sécurité, présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées et reste mobilisée pour lutter contre les risques psychosociaux et accompagner les agents dans leur quotidien. 

 

Un enjeu dont l’extrême importance se confirme
Ces dernières décennies, le quotidien des forces de sécurité, en première ligne face aux risques psychosociaux, s’est considérablement compliqué. La MGP a ainsi appris avec une grande tristesse que 9 policiers s’étaient donné la mort depuis le 1er janvier sur tout le territoire. Un chiffre qui prouve, comme l’indiquait Benoît Briatte en dévoilant les résultats du baromètre santé organisé en partenariat avec le CRAPS, le Cercle de Recherche et d’Analyse sur la Protection sociale* , « que la santé psychique est aujourd’hui la priorité en ce qui concerne la santé des policiers ». De fait, selon ce même baromètre réalisé auprès de 6000 policiers, 24% des répondants avaient déclaré avoir eu des pensées suicidaires ou entendu des collègues évoquer ces mêmes pensées au cours des 12 derniers mois.

 

Des mesures pour prévenir le risque suicidaire
Longtemps resté tabou, le thème du mal-être des policiers était au programme des tables rondes organisées en 2021 à l’occasion du Beauvau de la sécurité. Des mesures de prévention ont par ailleurs été prises par le ministère de l’Intérieur ces dernières années, comme la mise en place de plusieurs numéros d’écoute. Pour les compléter, Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale, a réuni les syndicats de policiers le 20 janvier 2022 et les associations le lendemain. Parmi les pistes évoquées, le renforcement du réseau Sentinelles, des agents dont la mission est d'écouter et de repérer les personnes à risque suicidaire pour les orienter vers une aide professionnelle. La MGP suit avec intérêt ces échanges qui doivent permettre d’améliorer le bien-être des forces de sécurité.

 

Un dispositif de lutte qui s’étoffe
 « Au sein de la MGP », explique Benoît Briatte, « ces drames qui se succèdent nous rappellent l’impérieuse nécessité de faciliter l’accès aux consultations psychologiques de nos adhérents et de développer de façon encore plus ciblée nos services dédiés comme la cellule psychologique et les journées prévention ». La MGP propose en effet depuis quelques années un dispositif gratuit d’écoute et d’aide psychologique par téléphone accessible 24h/24 et 7j/7 au 01.47.11.25.60 et dédié à ses adhérents membres des forces de sécurité en activité. 
De même, convaincue de l’importance de s’entourer de partenaires engagés pour mieux œuvrer ensemble à améliorer le bien-être des forces de sécurité, la MGP a adhéré en 2021 à l’Union nationale de prévention du suicide et contribue avec l’association à diffuser les réflexes à adopter face à des signes de mal-être. 
La mutuelle forme d’ailleurs ses délégués à identifier les signaux de détresse de leurs collègues et à y réagir. Les délégués de la MGP sont bénévoles et eux-mêmes issus des forces de sécurité. Connaissant bien les problématiques auxquelles les agents peuvent être confrontés au quotidien, ils sont à l’écoute des adhérents et de leurs familles, auxquels ils apportent aide et soutien dans les situations difficiles.

Aux côtés des policiers et de leurs proches, la MGP et son réseau de délégués restent plus que jamais mobilisés pour lutter contre le fléau du suicide, avec l’institution et tous les acteurs concernés.

 

Contacts presse :
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Mail : cmathurin@entrenoussoitdit.fr / smaurit@entrenoussoitdit.fr
 

 

 

*Sondage réalisé pour la MGP, en partenariat avec le CRAPS, par YCE Partners en ligne du 17/02/21 au 25/03/21 auprès d’un échantillon de 6 246 policiers.