L'essentiel

 

L’arrêt cardiaque ou mort subite de l’adulte est dû dans 90 % des cas à une cause cardiaque. C’est le plus souvent un trouble du rythme cardiaque, la fibrillationventriculaire, qui est mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge.

 

En cas d’arrêt cardiaque, si on agit rapidement — c'est-à-dire si les témoins du malaise réalisent les trois gestes qui sauvent —, le cœur peut repartir et on évite de lourdes séquelles cérébrales, voire la mort subite. 

 

Trois réflexes sont à acquérir par tous, ce sont les trois gestes qui sauvent :

 

  • - Appeler le SAMU en faisant le 15 ou le 112
  • - Masser
  • - Et défibriller le cœur de la victime

 

Le massage cardiaque externe doit être continu jusqu’à l’arrivée des secours. Il ne faut pas hésiter à se relayer toutes les deux minutes.

 

Il existe différents organismes de formation qui pourront vous former à ces trois gestes de 1ers secours. 

 

Les équipes du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgence) ou du SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) continuent la réanimation sur place et pendant le transport vers un service de réanimation ou d’unité de soins intensifs cardiologiques.

 

 

Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque ?

 

L’arrêt cardiaque ou mort subite de l’adulte est dû dans 90 % des cas à une cause cardiaque. C’est le plus souvent un trouble du rythme cardiaque, la fibrillation ventriculaire, qui est mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge.

 

L'arrêt cardiaque ou cardiorespiratoire (aussi appelé mort subite de l’adulte) est dû le plus souvent à un trouble du rythme cardiaque qu’on appelle la fibrillation ventriculaire qui correspond à des contractions rapides, irrégulières, anarchiques et inefficaces des ventricules du cœur. Ces contractions anarchiques empêchent le cœur d'assurer sa fonction de pompe et d'irriguer le reste de l'organisme.

 

Les symptômes sont alors spectaculaires : la victime perd brutalement connaissance, elle chute, elle ne réagit pas quand on lui parle, quand on la stimule. Elle ne respire pas ou de façon tout à fait anormale : mouvements respiratoires inefficaces, lents, bruyants et anarchiques, on parle de « gasps ».

 

Après 5 à 6 minutes, le cerveau souffre très rapidement n’étant pas alimenté en oxygène du fait de l’absence de circulation du sang.  

 

Au-delà de 5 à 6 minutes d’arrêt cardiaque, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est la mort assurée.

 

90 % des arrêts cardiaques chez l’adulte sont liés à une cause cardiovasculaire. C’est souvent la première manifestation d’un infarctus du myocarde. Mais il existe d’autres causes : autres causes cardiaques, causes accidentelles (électrisation, noyade), intoxication, hypothermie, overdose, insuffisance respiratoire aiguë…

 

En France, chaque année, 40 à 50 000 personnes meurent prématurément d’arrêt cardiaque. Cette pathologie peut toucher n'importe qui, même si elle est plus fréquente chez les hommes de plus de 50 ans.

 

 

Que faire en cas d'arrêt cardiaque ?

 

En cas d’arrêt cardiaque, si on agit rapidement, le cœur peut repartir et on évite de lourdes séquelles cérébrales, voire la mort subite.

 

Trois réflexes sont à acquérir par tous, ce sont les trois gestes qui sauvent : appeler le SAMU en faisant le 15, masser et défibriller le cœur de la victime.

 

Lorsque vous êtes témoin d’un arrêt cardiaque, avant toute chose, il faut placer la personne dans une zone sécurisée, pour elle comme pour vous.

 

Le témoin doit très rapidement reconnaître l’arrêt cardiaque : la victime a perdu connaissance brutalement devant lui, elle ne réagit pas quand on lui parle ("serrez la main, clignez des yeux") et quand on la stimule. La victime est inconsciente.

 

Le témoin doit se pencher sur la victime, la joue devant sa bouche, le regard tourné vers sa poitrine pour vérifier la respiration. Si aucun souffle n’est ressenti et si le ventre ne se gonfle pas régulièrement : la victime est en arrêt respiratoire.
 
Il ne faut pas rester seul, il faut appeler à l’aide d’autres personnes.

 

Trois réflexes sont alors indispensables :


1. Appeler le 15 (SAMU) ou le 112 depuis un téléphone portable ou dans l’union européenne pour donner l'alerte. Il faut décrire ce qu’on a vu et l’état de la victime (elle est inconsciente et elle ne respire pas). Il faut donner l’adresse précise du lieu du malaise. Il faut dire ce qui a été fait ou ce qui est fait. Il ne faut pas raccrocher, le régulateur du SAMU va apporter une aide précieuse sur les gestes à effectuer.

 

2. Pratiquer le massage cardiaque externe

 

Comment faire ?

 

 

  • - Allonger la victime sur le dos par terre
  •  
  • - Se placer à genoux, sur le côté de la victime
  •  
  • - Positionner ses mains l'une sur l'autre, au milieu du thorax, les bras bien tendus
  •  
  • - Appuyer de tout son poids, bien au-dessus : ce ne sont pas les bras ni les mains qui appuient, mais tout le corps
  •  
  • - Pratiquer des pressions fortes en enfonçant les mains de 5 à 6 cm dans la poitrine et relâcher complètement le thorax entre chaque compression
  •  
  • - Effectuer 120 compressions par minute, soit deux par seconde, sur un rythme régulier, par séquences de 30 compressions consécutives en comptant à voix haute
  •  
  • - Si vous êtes formé, pratiquer des insufflations (bouche-à-bouche) au rythme de 2 insufflations toutes les 30 compressions
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  • - Poursuivre le massage cardiaque en continu jusqu’à ce que le défibrillateur vous ordonne d’arrêter ou jusqu’à l’arrivée des secours.

 

Dans les premières minutes, il faut privilégier le massage cardiaque externe. Après plusieurs minutes, la pratique du bouche à bouche est réservée à ceux qui ont été formés (secouriste) à hauteur de 2 insufflations brèves toutes les 30 compressions thoraciques.

 

3. Si un défibrillateur automatisé externe, est disponible à proximité, il faut demander à une personne de l’entourage de l’apporter. Il faut à tout prix ne pas interrompre le massage cardiaque et ne pas hésiter à se relayer toutes les deux minutes avec d’autres témoins. 

 

La personne qui apporte le défibrillateur positionne les électrodes et suit les instructions de l’appareil. Cet appareil est très simple d’utilisation, il va guider vocalement, étape par étape, ce qu’il faut faire et il garantit une utilisation sans risque. Le défibrillateur analyse le rythme cardiaque, fait le diagnostic et délivre le choc électrique si nécessaire (dans le cas d’un défibrillateur automatique) ou demande à ce qu’on réalise le choc en appuyant sur un bouton (dans le cas d’un défibrillateur semi-automatique).

 

Les défibrillateurs sont maintenant disponibles dans beaucoup de lieux publics : centres commerciaux, mairies, places centrales, halles de marché, gares, parcs, stades et centres sportifs, salles de sport, pharmacies, grandes entreprises...
S’il ne se trouve pas de défibrillateur automatisé à proximité, il faut continuer le massage cardiaque continu en se relayant toutes les deux minutes jusqu'à l'arrivée des secours. 

 

 

Où se former pour faire face à un arrêt cardiaque ?

 

Face à l'arrêt cardiaque, le temps et les gestes sont ce qu'il y a de plus précieux.

 

Être formé aux gestes qui sauvent pour faire face à cette situation d'urgence, c'est la meilleure chose à faire pour augmenter les chances de survie d'une victime. Sans prise en charge immédiate par un témoin, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals. 4 victimes sur 5 qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié des trois gestes qui sauvent pratiqués par les témoins.

 

Chaque minute compte, une minute gagnée, c’est 10 % de chance de survie en plus !

 

De nombreux organismes proposent des formations aux gestes qui sauvent, simples, rapides et parfois gratuites :

 

 

  • - Protection civile 
  • - Ordre de Malte France 
  • - Association nationale des premiers secours 
  • - Croix-Rouge française 
  • - Fédération des secouristes français 
     

 

Quelle est la prise en charge suite à un arrêt cardiaque ?

 

Les équipes du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgence) ou du SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) continuent la réanimation sur place et pendant le transport vers un service de réanimation ou d’unité de soins intensifs cardiologiques.

 

Le plus souvent, l’arrêt cardiaque est dû à un infarctus du myocarde, c'est-à-dire qu’il est lié à l’obstruction d’une artère coronaire. Dans le meilleur des cas, le patient est transporté le plus rapidement possible en salle de cathétérisme cardiaque pour réaliser en urgence une désobstruction de l’artère qui est bouchée, on parle d’angioplastie coronaire.

 

Puis, le patient est admis dans un service de réanimation ou une unité de soins intensifs cardiologiques.
Le cardiologue effectue une série d’examens comme des {{électrocardiogramme}}s afin de déterminer l’origine de l’arrêt cardiaque.

 

La prise en charge pourra alors être médicale et/ou chirurgicale :

 

  • - On pourra ainsi déboucher l’artère par une {{angioplastie}}, si la cause de l’arrêt cardiaque est un infarctus
  •  
  • - Le patient devra adopter une meilleure hygiène de vie en équilibrant son alimentation, arrêtant de fumer si besoin ou encore pratiquer une activité physique régulière

 

Parfois, d’autres actions pourront être envisagées :

 

 

  • - La pose d’un défibrillateur automatisé qui aura pour mission de réguler les troubles du rythme cardiaque 
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  • - La pose d’un stimulateur cardiaque s’il s’agit d’un ralentissement excessif du rythme cardiaque 
  •  
  • - L’ablation par radiofréquence des zones des tissus du cœur qui provoquent les signaux électriques anormaux
  •  
  • - Enfin, certains troubles du rythme seront traités par des médicaments appelés antiarythmiques

 

Afin d’éviter les récidives, le patient devra respecter certaines règles :

 

 

  • - Se faire suivre régulièrement par son cardiologue afin d’anticiper et de traiter les troubles éventuels avant l’apparition des complications 
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  • - Respecter rigoureusement ses traitements pour lutter contre les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires (diabète, cholestérol, hypertension artérielle)
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  • - Adopter un mode de vie sain : arrêter le tabac, éviter l’alcool, équilibrer son alimentation et pratiquer une activité physique régulière 
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  • - Encourager sa famille à se faire dépister en cas de terrain familial de mort subite 
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  • - Adopter le tiercé gagnant pour le cœur : 0-5-30, 0 cigarette, 5 fruits et légumes par jour et 30 minutes d’activité physique au quotidien
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Auteurs : ALLAIS Claire (Dr - Médecin généraliste) • GALLOIS Hervé (Dr - Médecin cardiologue) 

 

Publié le 11/02/2021

 

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