Ce contenu permet de mieux appréhender les enjeux du retour au travail et de connaître les interlocuteurs et démarches permettant de préparer et vivre au mieux ce retour.


En effet, la lourdeur des soins, la longueur de l’arrêt, la souffrance traversée bouleversent nombre de repères : le physique, le mental, la confiance en soi, le rapport aux autres, au travail…

 

 

L’essentiel


Reprendre le travail après une longue maladie peut être vécu comme une démarche compliquée. En effet la lourdeur des soins, la longueur de l’arrêt, la souffrance traversée bouleversent nombre de repères : le physique, le mental, la confiance en soi, le rapport aux autres, au travail…


Le témoignage de nombreux salariés montre combien ce retour au travail après longue maladie nécessite d’être préparé et accompagné.


« Le retour à l’emploi devrait toujours être accompagné. Le passage du « monde de l’hôpital» au « monde du travail » et au« monde des non malades » exige une vraie démarche. » Femme, 55 ans, intérimaire


« Je me fatiguais vite et cela agaçait les collègues, je m’absentais régulièrement pour des examens » Femme de 41 ans en cours de traitement 


Pour que le retour au travail se passe dans les meilleures conditions possibles, il est important d’avoir conscience de l’impact de la maladie chronique sur l’activité professionnelle, de s’appuyer sur les interlocuteurs proposant un accompagnement et de connaître les dispositifs facilitant la réintégration dans l’emploi.

 

 

Quel est l’impact de la maladie chronique lors de la reprise du travail ?


L’impact de la maladie et en particulier chronique, est une réalité avec laquelle il faut compter lors de la reprise du travail.


L’irruption de la maladie constitue souvent un tournant et un nouveau projet de vie est à reconstruire :   « …rien ne sera plus jamais comme avant... », « il y a un avant, il y a un après »


La maladie chronique s’inscrit ensuite dans la durée «… il faut vivre avec… » 


Elle nécessite une adaptation de l’environnement, du mode de vie . « .. La vie est désormais à repenser… »


La prise quotidienne de médicaments, un suivi parfois quotidien sur le long terme sont particulièrement contraignants.


Par ailleurs le vécu de crainte d’incidents, de complications à long terme génèrent souvent angoisse et stress « C’est comme si j’avais une épée de Damoclès »

 


Quant à l’impact professionnel, il est le reflet du vécu :

 

 

  • - L’atteinte de l’image de soi, la perte de confiance en soi (« …lorsque notre corps nous a trahi… »), la peur du regard des autres sont des éléments fréquents et prévisibles rendant difficile le retour au travail.
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  • - Les arrêts de travail pour consultations, hospitalisations ne sont pas toujours compris et bien vécus et en particulier quand ils ne sont pas expliqués et surtout anticipés
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  • - Les aménagements de poste ou le reclassement sont souvent compliqués tant pour le salarié que l’employeur et peuvent créer un climat d’incompréhension voire de conflits.
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  • - La fatigue, les contraintes de traitement au quotidien parfois le handicap rendent ce retour difficile et exigeant.

 

L’état d’esprit lors de la reprise d’activité professionnelle 


Comme l’explique très bien la directrice de l’association « Entreprise et Cancer » Nathalie Vallet-Renart, également confrontée à la maladie. « On ne porte plus le même regard sur tout ce qui nous entoure, y compris lors de la reprise du travail et pendant de longues semaines on n’a plus la même énergie… »


Effectivement les changements provoqués par la survenue de la maladie, l’expérience vécue changent souvent de façon importante notre regard sur le monde et en particulier le monde du travail.


Parfois les priorités, les valeurs changent du tout au tout et certains abordent le travail avec plus de recul. D’autres, au contraire redoublent d’exigences. Ces exigences inhérentes à leur état de stress (peur de ne pas y arriver, crainte du regard des autres, culpabilité face à la surcharge de travail de ses collègues) sont à l’origine d’un investissement excessif qui n’est pas favorable à leur santé à court ou long terme.


Il est de ce fait important, de se faire accompagner psychologiquement avant et lors de ce retour et après, afin de ne pas être ni dans des excès de surinvestissement trop tôt ou de report inadapté du retour.


Se faire accompagner par un psychologue, c’est à la fois se fixer de nouveaux objectifs, mobiliser ses ressources mais aussi apprendre à se détacher du regard, de l'attitude ou des médisances éventuelles des autres et gérer ses colères, ses déceptions voire ses propres pensées inadaptées…


Un soutien psychologique gratuit est parfois proposé par l’employeur, par le service de santé au travail, par l’hôpital, par l’association de patients, etc. Dans tous les cas, il est possible de contacter la ligne d’écoute de la Croix Ecoute, animée par des bénévoles formés au soutien psychologique.


Quelques jours avant et la veille de votre reprise quoiqu’il en soit détendez-vous un maximum, faites tout pour voir les choses de manière positive.


En synthèse, il est important d’être accompagné. Cet accompagnement peut se faire de différentes façons, avec différents intervenants, d’autant que les situations varient d’une personne à l’autre et que chacun réagit différemment.

 

 

Quels interlocuteurs pour accompagner la reprise du travail ?

 

Les interlocuteurs locaux

 

Pendant et après la maladie, des démarches administratives sont à prévoir auprès des organismes remboursant les frais de santé (assurance maladie obligatoire et complémentaire, prévoyance) et ceux qui versent les aides financières : Allocation Adulte Handicapé, Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA), etc.

 

Ces démarches étant souvent compliquées, il est utile de se faire accompagner par des professionnels ou organismes.

 


• Les assistantes sociales (ou assistants sociaux) accompagnent les personnes tout au long de leur parcours dès le début des soins. Elles (ils) ont pour mission d’accompagner les usagers afin de les informer sur les droits et sur les aides dont ils peuvent bénéficier en fonction de leur statut social, de leur lieu d'habitation, de leur état de santé tout au long de leur parcours. Leur principal rôle est d’informer mais aussi d’orienter, d’enclencher et de suivre certaines démarches.

 

Pour bénéficier d’un accompagnement, le patient peut faire la demande auprès :

 

  • - Du centre de sécurité sociale auquel l’usager est rattaché
  • - De l’hôpital
  • - De son entreprise
  • - Du service de santé au travail (anciennement médecine du travail)
  • - De la mairie
  • -  …

 


 Les centres d’information et d’orientation locaux


Le centre communal d’action social (CCAS), le centre départemental d’action social (CDAS) et, en cas de perte d’autonomie, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) informent les usagers sur leurs droits et les orientent si besoin vers des interlocuteurs spécialisés.

 


 Les associations de patients


Au-delà du soutien psychologique, les associations de patients permettent de partager son expérience sur de nombreux sujets. Par exemple, elles peuvent apporter des réponses sur le plan social aux personnes en activité qui viennent d’apprendre qu’elles sont malades et doivent interrompre leur activité professionnelle : en prévision d’ un arrêt long, quel est le type d’ indemnisation auquel on peut prétendre, pendant combien de temps, etc… ? Qu’en est-il des assurances, des prêts ?


Certains organismes de protection sociale complémentaire (complémentaire santé ou prévoyance) proposent également un accompagnement aux démarches ou des aides financières pour les patients.

 

 

Les interlocuteurs en milieu professionnel


L’environnement professionnel est déterminant pour faciliter la reprise. Le service de santé au travail est un interlocuteur incontournable mais les échanges au sein de l’entreprise sont également importants pour que le retour au travail soit réussi.

 


• Service de santé au travail


Informer le service de santé au travail de sa pathologie n’est pas une obligation. Cependant, le médecin du travail est la seule personne, dans l’environnement professionnel, habilitée à recevoir des informations médicales et il est donc fortement conseillé de l’informer de son état de santé pour lui permettre d’exercer sa mission de prévention.


Avant le retour au travail, il peut réaliser, à la demande de la personne en arrêt et seulement dans ce cas, une visite médicale de pré reprise afin d’anticiper et organiser la reprise du travail (Voir focus sur ce sujet en fin de document).


Au moment du retour, il vérifie si l’état de santé est compatible avec l’emploi ou des aménagements sont nécessaires : adaptation du poste de travail, aménagement des horaires, temps partiel, etc.

 

Une démarche pour obtenir une reconnaissance de travailleur handicapé peut également être envisagée.

 


• Manager de proximité et service en charge des ressources humaines


Ils interviennent pour faciliter la reprise de l’activité professionnelle . C’est ainsi qu’à la demande du médecin du travail, ils organiseront si nécessaire un aménagement de poste. Le service en charge des ressources humaines peut également être sollicité pour envisager un bilan de compétence ou une formation qui s’avérerait nécessaire pour que le salarié assure dans les meilleures conditions les activités qui lui sont confiées à son retour.

 


 Les représentants du personnel peuvent être également une mine d’informations sur les droits. Par ailleurs, certains CSE (Comité Social et Economique) apportent une aide ou une avance de fonds en cas de difficulté financière.
 


• La cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (CPDP) regroupe différents intervenants compétents pour faciliter le retour et le maintien dans l’emploi (médecin du travail, ergonome, assistant social, etc.). Les salariés peuvent être accompagnés par la cellule de leur CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) et les personnes relevant du régime agricole par celle de la MSA. Certains services de santé au travail ont également une CPDP.

 

 
• L'AGEFIPH (Association de Gestion du Fond pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) est chargée de soutenir le développement de l'emploi des personnes en  situation de handicap. Cet organisme propose à travers les agences Cap emploi un conseil personnalisé pour construire et réaliser son parcours professionnel.

 

 

 

Comment préparer son retour dans l’entreprise ?

 

Les contacts (éventuels) avec l’entreprise pendant l’arrêt

 

Dans le cadre d’un arrêt de travail de longue durée, les collègues peuvent s’inquiéter et se poser des questions comme : Quand revient-il (elle) ? Va-t-il (elle) être en forme ? etc.

 

Garder le contact avec les collègues est un atout pour un retour réussi, afin entre autres de se renseigner sur l’évolution du contexte de travail ou les évolutions des postes. De plus, les contacts informels avec le collectif de travail peuvent apporter un soutien émotionnel.


Par ailleurs, une absence de longue durée peut mettre dans une position d’incertitude, voire d’inquiétude, pour organiser sa vie personnelle et professionnelle (calcul des droits aux congés payés l’année après la reprise, répercussions salariales et conventionnelles, possibilités légales de reprendre à temps partiel par exemple pour des raisons thérapeutiques, personnes-ressources pouvant aider à préparer son retour, etc.). Le service des ressources humaines permet de bénéficier d’informations utiles sur l’entreprise, les démarches et aides possibles, la formation, les aspects juridiques …


Enfin, indiquer à l’employeur la date de la reprise lui permet d’anticiper le retour.


En dehors des échanges privés entre collègues, les contacts ne peuvent se faire qu’à l’initiative du collaborateur, l’employeur n’étant pas autorisé à contacter les personnes en arrêt maladie.

 

 

La date de retour


Bien évaluer son état de santé est difficile. Parfois il est mesuré de façon optimiste avant, et après une journée de travail le retour à la réalité peut être brutal voire vécu comme un échec inutile.


Inversement, le retour au travail peut être retardé par des craintes liées à des questions telles « Vais-je pouvoir y arriver ? » « Comment vont réagir mes collègues, mon manager ? ». L’attentisme peut accentuer les appréhensions déjà existantes.


Une rencontre première avec le manager, l’équipe puis un retour progressif (mi-temps thérapeutique par exemple) permet dans de nombreux cas de réussir un retour au travail.


Les efforts nécessaires, le temps de reprendre définitivement les rênes de votre poste, si votre santé le permet, doit s’organiser dans le temps d’où l’importance de réfléchir à des aménagements horaires et à ne pas reprendre trop tôt.


A noter : La loi prévoit que tout salarié atteint d’une Affection de Longue Durée reconnue par l’assurance maladie obligatoire bénéficie d’autorisations d’absence pour les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé. Il est donc possible de reprendre le travail lorsqu’on a encore besoin de soins.

 

 

La visite de reprise


La visite médicale de reprise est l'examen d'un salarié par le médecin du travail effectué en vue de lui délivrer un avis d'aptitude médical afin qu'il puisse reprendre son poste dans l'entreprise. Le médecin peut recommander l'aménagement ou l'adaptation du poste ou un reclassement ou prescrire des examens complémentaires. Il peut également déclarer une inaptitude (Voir focus sur ce sujet en fin de document).

 

 

Comment se passe le retour au travail ?

 

  1. A) La réintégration dans l’emploi


La réintégration après un arrêt maladie du salarié apte est un droit.


Elle doit avoir lieu, en priorité, dans son emploi antérieur. Ce n'est que si ce dernier n'existe plus ou n'est plus disponible qu'elle peut se faire dans un emploi similaire ou équivalent comportant le même niveau de rémunération, la même qualification et les mêmes perspectives de carrière que l'emploi initial.


Pour être « similaire », le poste en question ne doit pas entraîner, par rapport à ce poste antérieur, une modification d'un élément essentiel du contrat tel que la rémunération ou la qualification, y compris lorsque le salarié est tenu par une clause de mobilité (cette clause étant limitée au changement de lieu de travail).

 

 

  1. B) Les aménagements du poste de travail


Le médecin du travail peut recommander :

 

  • - Des aménagements et adaptations du poste de travail
  • - Des préconisations de reclassement
  • - Des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter le reclassement du travailleur ou sa réorientation professionnelle.


A cet effet, il s’appuie si besoin sur le service social du travail du service de santé au travail interentreprises ou sur celui de l’entreprise. Il informe, sauf si le travailleur s’y oppose, l’employeur et le médecin conseil de ses recommandations afin que toutes les mesures soient mises en œuvre en vue de favoriser le maintien dans l’emploi du travailleur.


Le médecin traitant peut prescrire une reprise du travail à temps partiel pour motif thérapeutique, qui est préconisée :

 

  • - Soit lorsque le maintien au travail, la reprise du travail et le travail effectué sont reconnus par un médecin comme étant de nature à favoriser l'amélioration de l’état de santé
  •  
  • - Soit qu’une rééducation ou une réadaptation professionnelle est nécessaire pour retrouver un emploi compatible avec l’état de santé
  •  

Le temps partiel thérapeutique ne peut être mis en place que si le médecin du travail donne un avis favorable et qu’un accord est trouvé avec l’employeur sur la répartition des heures de travail et la rémunération versée.


Le salaire peut être complété par des indemnités journalières (IJ) sous réserve de l’accord du médecin conseil de l’assurance maladie.


À noter : la mise en place du temps partiel thérapeutique peut avoir lieu au moment de la reprise ou plus tard en fonction de l’évolution de l’état de santé.

 

 

  1. C) L’inaptitude (Voir focus sur ce sujet en fin de document)


L’inaptitude médicale au travail peut être prononcée par le médecin du travail lorsque l’état de santé (physique ou mentale) du salarié est devenu incompatible avec le poste qu’il occupe et qu’aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail occupé n’est possible.


L’avis d’inaptitude oblige l’employeur à rechercher un reclassement pour le salarié. Néanmoins, il peut procéder à son licenciement si ce reclassement n’est pas possible.

 

 

Focus sur la visite de préreprise


En vue de favoriser le maintien dans l’emploi des travailleurs en arrêt de travail d’une durée de plus de trois mois, une visite de préreprise est organisée par le médecin du travail à l’initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du travailleur. Seul le salarié, le médecin traitant ou le médecin conseil peut demander une visite médicale de pré reprise.


Une visite médicale de préreprise a pour but de favoriser le maintien dans l’emploi, de proposer des aménagements de poste, des préconisations de reclassement pour préparer la reprise du travail et faire en sorte qu’elle se déroule le mieux possible.


Le médecin du travail informe seulement l’employeur (et le médecin conseil si la visite médicale de préreprise a été demandée par le médecin conseil) de ses préconisations afin que l’entreprise ait le temps de mettre en place l’aménagement du poste de travail avant la reprise effective du salarié . Lors de la reprise du travail, le médecin du travail prononcera un avis d’aptitude ou d’inaptitude.


L’information ne peut être transmise à l’employeur ou au médecin conseil que si le salarié est d’accord.


La réalisation d’une visite de pré reprise ne dispense pas de la visite de reprise lors de la reprise effective du poste de travail par le salarié. La visite de pré reprise ne donne pas lieu à la délivrance d’un certificat d’aptitude.


Le contrat de travail est suspendu du fait de l‘arrêt maladie, donc les relations avec le service de santé au travail, ne peuvent se faire qu’à la demande du salarié pendant cette période. D’où l’importance de connaître les différents interlocuteurs   pour décider notamment d’une visite de pré-reprise. Celles-ci ne sont pas systématiques mais permettent très souvent d’anticiper sur des difficultés éventuelles, et par exemple de ne faire reprendre le travail qu’après la prise en compte de certains aménagements nécessaires.


Ainsi anticiper des aménagements du poste de travail, que cela soit en termes de temps de travail ou d’aménagement matériel, des bilans professionnels, des bilans de compétence, des formations, des contrats de réadaptation à l’emploi, contrats de rééducation professionnelle en entreprise (CRPE) …  les visites de pré-reprise s’avèrent être de véritables leviers permettant un meilleur retour au travail.

 

 

Focus sur la visite de reprise


Cette visite est obligatoire : 

 

  1. - Après un congé de maternité
  2. - Après une absence pour cause de maladie professionnelle
  3. - Après une absence d’au moins trente jours pour cause d’accident du travail, de maladie ou d’accident non professionnel


Elle doit avoir lieu, à l'initiative de l’employeur, au plus tard dans les 8 jours qui suivent la reprise du travail. Elle se déroule pendant les heures de travail ou si cela n’est pas possible (par exemple en cas de travail de nuit), le temps passé est alors rémunéré comme du temps de travail effectif.


La visite de reprise du travail a pour objet :

 

  • - De vérifier si le poste de travail (ou, si c'est le cas, le poste de reclassement) est compatible avec l’état de santé
  • - D'examiner les propositions d'aménagement, d'adaptation du poste ou de reclassement faites par l’employeur à la suite des préconisations émises par le médecin du travail
  • - De préconiser l'aménagement, l'adaptation du poste ou le reclassement
  • - D'émettre, si nécessaire, un avis d'inaptitude


À noter :  Si l'examen médical de reprise n'a pas lieu le jour même de la reprise du travail, le contrat de travail reste suspendu jusqu'à la visite médicale de reprise, même si une visite de pré-reprise a eu lieu.

 


Focus sur l’inaptitude


Avant de prendre une décision d’inaptitude, le médecin du travail doit réaliser au moins un examen médical du salarié concerné et procéder (ou faire procéder) à une étude de son poste de travail.


L’avis d’inaptitude rendu par le médecin du travail doit être éclairé par des conclusions écrites, assorties d’indications relatives au reclassement du salarié, sur ses capacités du salarié à exercer l’une des tâches existantes dans l’entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur la capacité du salarié à bénéficier d’une formation le préparant à occuper un poste adapté.


Les motifs de l’avis du médecin du travail sont consignés dans le dossier médical en santé au travail du salarié.
Le médecin du travail peut mentionner dans l’avis d’inaptitude que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que l’état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.


L’avis d’inaptitude oblige l’employeur à rechercher un reclassement pour le salarié.


Néanmoins, il peut procéder à son licenciement :

 

  • - S’il est en mesure de justifier de son impossibilité à lui proposer un emploi compatible avec son état de santé
  • - S’il y a refus par le salarié de l’emploi proposé
  • - L’employeur peut également licencier le salarié si l’avis d’inaptitude mentionne expressément que tout maintien dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.

 

 

Sources :

 

 

 

Publié le 02/10/2020