L'essentiel

 

Un proche aidant est une personne qui accompagne sur son temps libre une personne de son entourage en situation de maladie ou de perte d’autonomie.

 

L’aide apportée a de nombreuses conséquences sur la vie du proche aidant, et notamment sur sa santé.

 

Le proche aidant peut faire appel pour la personne accompagnée à des aides humaines et financières afin de faciliter le maintien à domicile, ainsi qu’à des accueils temporaires et autres solutions de répit assurant la garde de la personne accompagnée pendant quelques heures ou quelques jours.

 

Le proche aidant peut également bénéficier pour lui-même d’actions de soutien pour mieux vivre au quotidien, d’aides financières et, lorsqu’il est en activité professionnelle, de droits spécifiques.

Les aidants peuvent s’adresser à de nombreuses structures pour faciliter leurs démarches et être soutenus.

Les proches aidants accompagnant une personne en fin de vie vivent une situation particulière.

 

 

Qu'est-ce qu'être proche aidant ?

 

Un proche aidant est une personne qui accompagne sur son temps libre une personne de son entourage en situation de maladie ou de perte d’autonomie. L’aide apportée a de nombreuses conséquences sur la vie du proche aidant, et notamment sur sa santé.

 

La définition du « proche aidant » donnée par la COFACE dans sa Charte Européenne de l’aidant familial est :

« Personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, vigilance permanente, soutien psychologique, communication, activités domestiques, etc. ». 

 

Près de 8,3 millions de personnes en France sont des aidants (DREES, 2008).

 

Le proche aidant accompagne une personne malade, porteuse d’un handicap, ou devenue dépendante du fait de l’âge. La personne que le proche aidant accompagne peut être son conjoint, ses parents, ses amis, ses proches ou ses voisins.

 

Etre proche aidant a souvent un impact fort sur le quotidien. Cela peut faire apparaître des problèmes tels que le manque de temps pour soi, la perturbation de l’activité professionnelle, des soucis administratifs ou encore la négligence de sa propre santé.

 

C’est pourquoi il est souvent nécessaire de faire appel à des professionnels pour alléger le quotidien des aidants et ne pas hésiter à recourir aux aides adaptées.

 

 

Comment rester en bonne santé en étant proche aidant ?

 

Le proche aidant peut développer des problèmes de santé comme l’anxiété, le stress, la perturbation ou le manque de sommeil, les douleurs physiques chroniques et la fatigue morale voire la dépression. Son alimentation peut être perturbée. Enfin, il peut également être amené à refuser une consultation ou une hospitalisation par manque de temps ou avoir trop recours aux médicaments.

 

De manière générale, il est important que le proche aidant continue à prendre soin de lui et à avoir une vie sociale.

L’alimentation est un élément important : le proche aidant doit se donner le temps de prendre ses 3 repas par jour et veiller à garder,

voire à renforcer, son équilibre alimentaire.

 

Le sommeil du proche aidant peut être perturbé par le fait que la personne accompagnée a un sommeil agité. Dans ce cas, il peut être utile d’installer un système de type talkie-walkie ou « babyphone » qui permet de s’éloigner tout en maintenant la surveillance, de faire chambre à part ou de faire de temps en temps garder la personne accompagnée par un professionnel.

Pour tous, suivre quelques conseils permet de se donner de meilleures chances de passer une bonne nuit : favoriser les activités relaxantes le soir et éviter les excitants, se coucher et mettre son réveil à des horaires réguliers, éviter les écrans (téléphone, ordinateur, télévision).

 

L’activité physique permet de se détendre et de prévenir de nombreuses maladies. Il est recommandé de pratiquer l’équivalent d’au moins 30 minutes de marche rapide par jour. Ce temps peut être atteint par les activités quotidiennes : aller au travail ou faire les courses, jardiner, etc

A tout âge, il est possible de reprendre une activité physique, seul ou en groupe, en prenant quelques précautions.

(Re-)trouver un sentiment de bien-être émotionnel et spirituel peut paraître difficile mais adopter de bonnes habitudes donne de réels bénéfices.

 

Par exemple :

 

  • - Penser à un endroit que l'on apprécie beaucoup, se détendre en fermant les yeux et laisser libre cours à ses pensées en profitant d’un moment de tranquillité
  •  
  • - Se souvenir des moments positifs que l'on a vécus
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  • - Apprendre à gérer ses pensées négatives : aller à leur rencontre, à les accueillir, au même titre qu’une pensée positive, et les laisser repartir comme elles sont venues
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  • - Faire une chose à la fois en lui accordant toute son attention plutôt que mener plusieurs activités de front en n'étant concentré sur aucune
  •  
  • - Se changer les idées, nouer ou d'entretenir des relations sociales
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  • - S'accorder du temps pour soi-même et pour ses loisirs, pour des activités dont on a envie comme se cuisiner un bon petit plat, se promener dans un parc, ou simplement faire une sieste et de détendre

 

 

Sources :

 

- DREES
- L’Association Française des Aidants

 

Publié le 08/10/20