L'homme est génétiquement programmé pour s'activer le jour et dormir la nuit. Nous avons même une horloge biologique située au milieu du cerveau qui orchestre nos nombreux rythmes circadiens, c'est à dire autour de 24h, dont le rythme veille/sommeil. Toutefois, les siestes ont de multiples bienfaits, que nous allons voir ici.

 


En dehors du week-end, la sieste n'a pas sa place dans notre culture. Elle est pourtant institutionnalisée en Chine et certaines entreprises japonaises n'hésitent pas à encourager leurs salariés à la pratiquer sur le lieu de travail. On pourrait s'en étonner excepté si l'on tient compte des besoins du corps.


Effectivement, nous sommes tous soumis à une courbe de la vigilance, c'est à dire que nous vivons des pics de vigilance, où nous sentons un regain d'énergie, en particulier autour des 10h puis autour des 17h. A l'opposé, notre organisme réclame un repos tout spécialement à deux moments clés :

 

  • - Celui que nous repérons bien, en général après 21h, et qui annonce la nuit de sommeil.
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  • - Et puis entre 13h et 15h. Dans ce créneau, nous sommes nombreux à lutter contre un besoin de fermer les yeux, de se poser quelques instants. C'est normal, il s'agit d'une" porte du sommeil", plus marquée si le repas a été copieux, mais que nous subissons tous. Effectivement, le corps manifeste le besoin de faire une pause.


Ces manifestations sont plus ou moins sensibles selon l'activité de la journée. Quoi qu'il en soit, le corps cherche toujours à revenir à l'équilibre grâce à des processus de régulation interne, c'est l'homéostasie : si j'ai été très actif, si la fatigue physique et/ou intellectuelle/émotionnelle est importante, alors le besoin de sommeil se fera plus pressant.


De fait, le plus souvent nous ne nous accordons pas cette pause et nous luttons pour rester éveillés, alors qu'il serait plus judicieux de s'octroyer une petite sieste pour s'économiser et « mieux vivre » le reste de la journée.


Il existe plusieurs types de siestes :

 

  • - La sieste flash : d’une durée d’1 à 5 mn, elle suffit à relancer l'énergie toutefois ce n'est pas un vrai sommeil (puisque l’on n’entre pas dans un cycle de sommeil à proprement parlé).
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  • - La micro-sieste ou sieste parking : recommandée par la sécurité routière lorsque vous prenez la route, elle s'effectue sur moins de 20/30 mn (pas plus pour ne pas rentrer dans un cycle du sommeil) ; la personne reste en sommeil léger
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  • - La sieste méridionale, dite royale : pas plus d'un cycle de sommeil, soit en moyenne 1h30 ; elle est conseillée en cas de manque de sommeil ; attention à ce qu'elle n'empiète pas sur votre nuit de sommeil !

 


Les bienfaits de la sieste


Quelques minutes suffisent à certaines personnes pour récupérer. C’est à chacun de connaître son rythme de sommeil pour savoir quelle durée de sieste lui sera bénéfique.


Quoi qu'il en soit, la sieste favorise une récupération musculaire, une baisse de la dopamine et du cortisol (l'hormone du stress). Elle va avoir pour effet un accroissement de la vigilance, de la mémorisation et de la concentration. Elle permet aussi de récupérer d'une dette de sommeil. Il est important de la positionner de préférence en milieu de journée.


A savoir : une sieste d'une heure risque de provoquer un réveil désagréable : c'est normal. Un bon réveil intervient à la fin d'un cycle complet.
 

 

Auteur : RAMONNET Christine (Sophrologue)

 

 

Publié le 29/09/2020