C’est exaspérant, il est là, c’est une évidence, on ne connaît que lui bien sûr et pourtant, rien à faire, le mot, le nom,

ne sort pas ; il est connu mais insaisissable ; et plus l’on s’obstine à le chercher, plus il semble se perdre dans les méandres de notre cerveau.

 

Ce fâcheux « petit trou de mémoire », rares sont les personnes qui n’en ont pas fait l’expérience. Toutefois, il est de plus en plus fréquent avec les années qui s’additionnent…

 

Mais attention, il ne s’agit pas forcément d’une dégénérescence neuronale. Certes la maladie d’Alzheimer vient facilement à l’esprit, mais précisons qu’elle s’accompagne d’au moins un autre trouble cognitif comme des oublis marqués, des problèmes d’orientation, des difficultés à exécuter certains gestes bien connus…

 

Alors oui, notre mémoire peut nous jouer des tours et non, tout signe de défaillance ne porte pas à conséquence.

 

Il est vrai que cette capacité amnésique peut s’avérer particulièrement sensible bien au-delà du « mot sur le bout de la

langue ». Plusieurs facteurs comme la fatigue, le stress, l’anxiété ou encore la dépression, le diabète, l’hypertension, vont la rendre plus fragile et moins fiable. La nicotine et l’alcool peuvent également nuire à cette faculté si complexe.

 

Et puis il existe des périodes de vie particulière, comme celle de la ménopause où les changements hormonaux peuvent impacter la mémoire. C’est un passage et là encore, pas d’inquiétude excessive !

 

Notons également que nombre d’oublis proviennent tout simplement d’un manque d’attention et de concentration, lesquelles sont deux vecteurs d’une bonne mémorisation. La motivation et l’intérêt vont par ailleurs permettre de mieux retenir une information, un évènement.

 

Quoi qu’il en soit, l’oubli fait parti du processus de la mémoire : voilà qui est rassurant !

 

De manière générale, une bonne hygiène de vie va améliorer sa mémoire : alimentation équilibrée, activité physique (marcher, jardiner) et aussi des loisirs qui procurent du plaisir. Inutile par exemple de vous forcer à faire des jeux de mémoire si cela vous rebute : l’effet sera décevant. D’autre part, favoriser un sommeil de qualité permettra de récupérer physiquement, psychiquement et intellectuellement.

 

Enfin, évoquons l’impact des cinq sens qui donnent accès à ce « vaste palais de la mémoire » comme la nommait St Augustin. En effet, l’enregistrement de toute information passe par le filtre de notre mémoire sensorielle, à savoir auditive, visuelle, olfactive, gustative et kinesthésique. Ainsi comme l’a évoqué Proust avec sa fameuse madeleine, une odeur, un goût ou une musique, et voilà tout un souvenir, un univers, des émotions qui surgissent sans s’annoncer.

 

Alors soyez curieux, variez les plaisirs et favorisez bien sûr la conscience de vos cinq sens pour optimiser et même développer votre mémoire puisque les neurosciences nous l’affirment : une bonne mémoire est possible à tout âge.

 

Pour cela, je vous invite à vous installer dans un lieu familier, confortablement assis/assise, fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration, une respiration calme, de plus en plus calme, en soufflant longuement, tranquillement...

 

Laissez s’installer la détente, souvenez-vous d’un moment agréable vécu dans la journée ou les jours précédents, un moment plaisant pour les sens comme une saveur, une musique, un doux soleil sur la peau… Laissez vivre en vous l’évocation de ces sensations, de ces émotions…

 

 

Auteurs : RAMONNET Christine (Sophrologue) et RENAUDIN Stéphanie (Sophrologue)

 

Publié le 28/04/2021

 

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