Au cours d’une journée, un flux permanent de stimuli et d’informations déclenche le renforcement des connexions entre les neurones du cerveau, a fortiori en période d’apprentissage intense.

 

Et pour favoriser la mémorisation des données que l’on souhaite conserver, il est nécessaire de les consolider afin de les restituer au moment voulu.

 


Le processus de consolidation de la mémoire


Or les scientifiques de la Bar-Ilan University* (Tel Aviv) nous apportent un éclairage sur la « fabrication » du souvenir.

 

Effectivement, les traces mnésiques occasionnées par un apprentissage restent fragiles. Il est donc nécessaire de les stabiliser par un processus appelé consolidation.

 

Ce travail amène le cerveau à produire de nouvelles protéines qui vont renforcer puis consolider la mémorisation. Toutefois, un nouveau stimulus peut perturber ce processus indispensable, aussi le cerveau s’organise-t-il pour réduire le risque en favorisant une période de calme et de tranquillité, à savoir au cours du sommeil !

 

Non seulement, dormir sur un apprentissage favorise la mémoire à long terme, mais les chercheurs expliquent que le cerveau bloquerait la formation de nouveaux souvenirs au réveil pour sauvegarder la consolidation de ceux déjà existants.

 


 
Conclusion : pour bien mémoriser une information, il est conseillé de dormir dessus
 


Un ado averti…


Et si toutefois votre ado en pleine révision du bac (par exemple) rechigne à aller se coucher, vous pourrez encore lui livrer le contenu d’une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui explique : « Ne pas assez dormir ou se coucher tard entraîne une diminution du volume de la matière grise** du cerveau ».

 

De plus, l’étude précise que ce manque de sommeil peut compromettre « leur réussite scolaire, leur santé et sécurité ».

 

Cette étude, publiée dans la revue Scientific Reports , a été menée par l’Unité 1000 « Neuroimagerie et psychiatrie » (Inserm - université Paris-Descartes - université Paris-Sud), avec le soutien de l’académie de Finlande. Elle porte sur l’évolution du cerveau de jeunes de 14 à 20 ans.

 

Le docteur Jean-Luc Martinot, pédopsychiatre et directeur de recherches dans cette unité, livre quelques éléments : les chercheurs ont fait passer des IRM et des tests neuropsychologiques à 177 élèves de 14 ans scolarisés en région parisienne. Et le constat est là :

 

« Plus les jeunes se couchent tard le week-end, plus leur volume de matière grise est diminué ».


 
Loin d’être anodine, l’étude montre que cette diminution du volume de matière grise est associée aux mauvaises notes obtenues par ces collégiens.

 

En effet, l’attention, la concentration et la capacité à réaliser des tâches simultanées seraient particulièrement altérées.

 

Et bien sûr, le défaut d’attention et de concentration ne facilite pas l’apprentissage et la mémorisation des informations, surtout si le travail de consolidation nocturne n’est pas optimisé ! En d’autres termes, se coucher trop tard peut non seulement avoir une incidence sur le travail scolaire mais ne va pas non plus favoriser l’efficacité des révisions pour un examen.


 
Vous connaissez tous l’image du chat qui se mord la queue…


 
Bonnes révisions !

 

 

Auteurs : RAMONNET Christine (Sophrologue) et RENAUDIN Stéphanie (Sophrologue)

 

Publié le 12/02/2021

 

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