Pour fêter ses 40 ans, Viviane veut s’offrir un nouveau départ dans la vie en arrêtant de fumer. Elle a pensé à tout : la date est fixée, elle a élaboré des menus avec soin, prévu de faire du sport (hors de question de grossir) et enfin, elle aménagera des temps de relaxation pour faire face au stress. Tout est scénarisé, rien n’est laissé au hasard.


Effectivement, tout se déroule comme prévu. Le cocktail souhaité fonctionne. Viviane ne fume plus avec l’aide de patchs.

 

Elle mange équilibré et fait du sport. Enfin, elle se sent zen. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !


Mais voici l’ennemi, le grain de sable qui va tout compliquer. Trop d’efforts, trop de contrôles, trop de privations engendrent à leur tour du stress, et c’est l’engrenage. Viviane doit faire face : la cigarette n’est plus là et la relaxation n’apporte pas une réponse suffisante. Viviane se tourne alors vers la nourriture. De grignotages mesurés à des repas de plus en plus abondants, tout augmente : le poids sur la balance, le tour de taille, etc. Et plus rien ne va.


Alors, en bonne logique, Viviane en arrive à la conclusion que si arrêter de fumer fait grossir, fumer fait maigrir. Et Viviane de reprendre la cigarette pour retrouver son poids initial.

 


Quelques explications 


Fumer entraîne une augmentation du métabolisme. En fumant, on brûle plus de calories. L’arrêt de la cigarette entraîne un ralentissement du métabolisme et éventuellement un gain pondéral.


Fumer peut aider à gérer son stress. Quand on arrête, on peut avoir besoin d’une autre béquille comme la nourriture. Fumer peut être un plaisir. S’en priver appelle son remplacement.


De plus, quand on arrête de fumer, l’odorat et le goût reviennent ce qui peut expliquer une augmentation de l’appétit.

 


Combien et qui ?


En moyenne, la prise de poids quand on arrête la cigarette est de 2 à 3 kilos. Un gain pondéral plus important peut être expliqué par le remplacement de la cigarette par la nourriture. Ceci concerne surtout les femmes, mais je vous rassure les hommes ne sont pas épargnés.

 


Que faire ?


Il faut bannir les programmes trop stricts incompatibles avec son rythme de vie et prendre en considération les conseils diététiques et tabacologiques ; tout en se préparant à une prise en charge pouvant être longue.

 


Conclusion 


Un grand sage a dit qu’il est interdit de désespérer. Alors tout est possible !

 

 

Auteur : BRAHMY Charles (Dr - Médecin pneumologue)

 

Publié le 10/12/2020

 

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